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lundi 1 décembre 2025

Cimetière de Montcy Saint Pierre

    Le vieux cimetière de Montcy Saint Pierre. La photo prise en avril 2025. Une ambiance rare qui permet un recueillement dans ce lieu sobre, de petite taille, délimité par des vieux murs. Le monde minéral côtoie des plantes parfois sauvages mais qui font compagnie silencieuse aux âmes présentes..
    On y trouve des pierres tombales en roche dure, témoin géologique du temps long, des croix en fer forgé, encore une matière sortie des entrailles de la terre, le résultat d'une interaction entre les roches portant des noms poétiques comme hématite, maghémite ou limonite et de la coke ( obtenue à partir du charbon) et la température volcanique de haut fourneaux.
    Et puis, il y a des inscriptions brèves pour résumer toute une vie. Un nom, âge, deux dates et un message envoyé par les survivants au mort ...repose en paix. 
    Et parfois, la sépulture minérale et éternelle est envahie par une volonté de vivre, croître de quelques plantes sauvages ou plantées. J'ai pu trouver deux vielles tombes végétalisées, avec de la terre au lieu de la lourde pierre tombale. Et les petites plantules y poussent. Plus ou moins discrètement. La vie semble plus forte que les rêves d'éternité.

    Dans le cimetière repose deux habitants de Montcy Saint Pierre fusillés vers la fin de la guerre en 1944. Robert Coispine fut fusillé en  février 1944 .
Pour les détails de la fin de sa vie et de son arrestation, voir : source Maitron fusillés 1940-1944

   

Le jeune Roland Lambert fusillé à l'âge de 20 ans deux mois avant la libération de Paris. 
(Sur le site facebook de Maitron, d'autres informations concernant la fin de sa vie. Source:Fusilles-40-44.Maitron)

samedi 2 mars 2024

INONDATIONS, SECHERESSE ET EROSION : L'EXEMPLE SLOVAQUE

Ne pas lutter contre mais inventer et appliquer des solutions à échelle locale.

mardi 18 avril 2023

Culture associée cirses/légumes

J'ai quelques plate-bandes dans le jardin qui se couvrent de cirses épineux, aussi bien sur la partie paillée depuis l'automne dernier que sur la partie laissé à nu après les dernières récoltes de l'année dernière. Je n'ai aucune idée pourquoi un tel phénomène, puisqe juste à côté, les plate-bandes sont bien enherbées en graminée et lierre terrestre...sans cirses. 

"Cirse épineux" , je ne connais pas le nom botanique exacte, il s'agit soit de cirse maraîcher ou de cirse commun, mais la plante est robuste, épineuse partout, sur la tige aussi, aux racines pivotantes longues et après la coupe elle repousse et se ramifie. 

Je décide cette année de ne pas extirper la plante, de ne pas aérer le sol à la fourche-bêche et de ne pas semer ni pois ni haricots ni carottes, de ne pas mulcher avec la tonte d'avril. ,  mais de semer des légumes adaptées à l'écologie du lieu. 

Le teste de la culture associée  des cirses avec des légumes qui poussent dans le même biotope. Selon les sources de Tela Botanica, l'écologie de cirses est suivante:

cirse commun/ cirsium vulgare ( si j'ai bien identifé l'espèce, les autres cirses ne vivent pas dans les mêmes lieux)

pH autour de 7.5 

soleil: fort

sol:  mull carbonaté 

nutriments: très riche en d'azote disponible

Les légumes cultivées vivant dans la même écologie (source Tela botanica):

je choisis de planter des pommes de terre dans la partie paillée, et les salades et blettes dans la partie à nu, sans paillage. Le sol est encore froid, j'attends encore quelques jours. 

fèves

pomme de terre 

cardons

blettes

laitues, chicorées

fenouils

radis

ail éléphant

Nota: les pois/haricots, carottes, oignons, poireaux ne poussent pas dans le même biotope. Je les ai cultivé les années précédentes mais sans grands rendements. 

samedi 15 avril 2023

Valoriser in-situ le bois mort, débris et bois de taille

Les branches issues de taille des arbres fruitiers et arbustes du verger s'accumulent. J'ai décidé de les utiliser comme source d'humus dans le jardin, de ne pas les broyer, de ne pas les brûler. 

source internet 

source internet


Actuellement, on peut trouver dans mon verger:

- plusieurs tas  libres de branchages courts  à l'ombre des vieux pommiers, temporaires, utilisés pour revitaliser le sol

- une haie de branchages plutôt longs en bordure des fraisiers, large de 50cm env., une haie censée être permanente ( un peu comme les photos ci-dessus)

- un tas libre de mélange de branches de toutes tailles, dans un ancien bac à compost de 3ml de long et 1ml de large.  

Les fonctions écologiques d'un amas de bois sont multiples. 

Il crée un microclimat qui enrichit et protège le sol, qui augmente la fertilité par la présence de l'ombre et de la lignine, il diminue l'évaporation en été et constitue un puits, une réserve de fraîcheur et de l'humidité. 

J'ai pu observer dans mon verger une croissance magnifique des herbes à proximité des tas, la présence des oiseaux et de petites bestioles...

La présence des branchages protège le sol contre le vent et le soleil et les pluies  et la grêle.

Le bois se décompose petit à petit et sous le tas il y a un sol noir.

La quantité de carbone sous forme de lignine et de cellulose attirent une variété importante d'animaux et des champignons / bactéries qui en dépendent.

Si on dispose assez de branches souples, on peut tresser des haies très esthétiques.

Les haies de bois mort (comme les mur de pierre sèche) peuvent servir comme support pour faire grimper des potirons, haricots, vignes....pois senteur...

La haie de bois mort peut servir pour délimiter un terrain, un espace - alternative à une clôture classique

 

 

vendredi 24 mars 2023

Début de printemps extraordinaire

Quel temps magnifique. Un climat local parfait pour le début de printemps. 

Cela fait quelques années que nous n'avions pas un vrai mois de mars, avec des nuages massifs traversant le ciel à la hâte, accompagnés de pluies nocturnes fortes et des journées ensoleillées. 

On est le 24 mars 2023 et dans mon jardin à Charleville-Mézières, la croissance s'accélère, le réveil des bourgeons avance... Le sol est bien mouillé, les ails éléphant sont déjà gros comme des gros poireaux, bon à récolter pour manger comme les poireaux, des tulipes sortent des hampes florales, les narcisses sont en pleine floraison dont le jaune contraste avec le bleu foncé des muscaris, les primevères multicolore partout...les consoudes sortent des lances vertes du sol, des rhubarbes commencent à déplier des feuilles encore froissées...

La récolte des pissenlits est en cours, des orties piquantes et des lamiers blancs sont de plus en plus massifs, le pêcher commencent à fleurir rose, des pruniers ne vont plus tarder, leur boutons blancs encore fermés. 

En se baladant à Montcy Saint Pierre, dans un jardin, un grand prunier fleurit, couvert d'une masse blanche de petites fleurs d'où émane un nuage d'un parfum délicat...

Je repique des vivaces dans le jardin, je crée des haies à partir des branches de saule et châtaigner du jardin.Le calme toujours dans le potager, les plate-bandes sont paillés par le foin et les feuilles de noisetiers, d'autres sont couvertes par la végétation spontanée...Une partie est couverte de bâche noire en prévision de culture d'été, de courges ou de tomates..

La prairie est encore basse, se gorge d'eau et bientôt elle va se mettre à grandir pour atteindre son point culminant vers fin mai. 

Le semis en barquette des salades courant février donne de petites plantules à deux feuilles.  A repiquer en sol dans deux ou trois semaines...




samedi 14 janvier 2023

Robinier faux acacia

Robinier faux acacia

latin : Robinia pseudoacacia 
Robinier faux-acacia Frisia - Achat direct au producteur
robinier faux acacia
slovaque: Agát 
anglais : Black locust

L’arbre pousse souvent en groupe, ce qui est dû à son caractère pionnier, en effet, c’est un arbre qui fonctionne comme une aide d’urgence et s’installe rapidement sur les lieux perturbés, mis à nu, en pleine soleil et sur les sols perméables. Il se ressème par les graines et drageonne beaucoup si les conditions le permettent..

Comme les fèves ou haricots ou pois, il est capable de fixer l’azote de l’air grâce à des bactéries fixatrices d’azote vivant sur ces racines. Peut donc pousser sur les sols considérés comme pauvres en azote assimilable.

Sa floraison printanière de mai à juin est très parfumée et mellifère. Ses fleurs poussent en grappes de env.15 cm long aux fleurs blanches et au goût de pois frais. Elles offrent du nectar aux abeilles. Le miel d’acacia et le nom de ce produit légèrement sucré, au goût pas agressif, subtil et au parfum neutre. A feuilles caduques, cet arbre l’écorce très rêche au toucher et pleines de crevasses longitudinales du bas vers le haut. Couvert souvent des épines fortes et longues de 3cm environs.

Dans les conditions géo-climatiques actuelles, c’est un arbre à croissance rapide (40ans), très dur et résistant,  originaire  du Nord Est des États-Unis et importé en Europe en 17e siècle où il s’est parfaitement acclimaté et a colonisé des larges territoires déboisés ou perturbés et mis à nu. Supporte le sol pauvre en nutriments, sol abîmé, pollué, résiste à la sécheresse.

Grâce à ses caractéristiques extraordinaires, ses usages multiples, c’est un arbre massivement planté dans le monde et en Europe depuis le 19e siècle. Des larges forêts des robiniers se trouvent dans le sud-ouest atlantique français, en Aquitaine (Bordeaux). En Europe centrale on trouve des plus vastes forêts en Hongrie, premier producteur européen du miel d’acacia.

Voici la répartition estimée des forêts de robinier faux acacia :

(source : researchgate.ne: See discussions, stats, and author profiles for this publication at: https://www.researchgate.net/publication/340469049
Ecology, growth and management of black locust (Robinia pseudoacacia L.), a
non-native species integrated into European forest)

Hongrie : 465 000 ha (23% des forêts nationales)

Ukraine : 422 000 ha

Pologne : 309 000ha

Roumanie 250 000ha

Italie : 233 000ha

France : 190 000ha

Serbie : 169 000ha

Slovenie : 157 000ha

Bulgarie : 153 000ha

 

Usage multiples des robiniers :

- bois énergie – biomasse

- bois de chauffage traditionnel

- production nectar pour le miel – apiculture européenne

- bois d’outils : piquets

- bois de construction, architecture : alternative aux bois importé TEK, bateaux, tonneaux à vin, clôtures…

- travaux de voirie:  bois pour paver des routes, places : alternatives aux pavés en pierre, ciment, au goudron, avantage, ne chauffe pas en été ce qui permet de baisser la chaleur dans les centres villes surchauffés lors des canicules

- rôle écologique majeur :  lutte contre érosion et régénération des sols perturbés et très pauvres/ ex. ancienne zone minières, anciennes carrières, talus

- séquestration de carbone par la croissance rapide

- valeur culturelle et bien être  : création ombre, valeur récréative

- consommation des fleurs d’acacia comme salade, fleur comestible

C’est un bois très résistant et imputrescible classé dans la même catégorie que le bois exotique TEK

Son bois très dur a été utilisé avant l’invention du plastique pour multiples usages à la campagne,  comme piquets dans les vignobles.

Il est dur et sa valeur calorifique en fait un excellent bois de chauffage.

Actuellement, le bois des robiniers faux acacia est utilisé comme alternative renouvelable et à effet de refroidissement » pour paver des routes, des cours, des places dans les villes asphyxiées par les chaleurs d’été.  Et sa durée de vie est de 50ans, e qui est supérieure aux espaces goudronnés (qui supportent mal les écarts des températures, gels).

Le développement de la biomasse est une des raisons de l’apparition de nouvelles plantations dans le monde.

La capacité de produire des rejets de racines et de coloniser des espaces nus rapidement, sa capacité de résister à la sécheresse et aux pollutions, de pouvoir pousser sur les sols dégradés, érodés ou perturbés en font une espèce utilisée pour régénérer les anciennes zones minières, des talus et des pentes.

L’incroyable vitalité des robiniers, leur capacité de pousser dans des milieux dégradés et pollués, en font une plante adaptée pour restaurer des terrains perturbés et abîmés par la période d’industrialisation du 19e et 20e siècles.


vendredi 18 novembre 2022

Va-t-il pleuvoir en décembre dans les Ardennes?

Ma prévision à long terme: 

Selon les informations du site Infoclimat.fr basées sur les relevés réels, je m'attends à une fin de mois de novembre humide, encore 50mm de pluie et un mois de décembre bien pluvieux autour de 150mm de pluie. Ce qui représente un cumul de précipitation pour l'année 2022 de 780 environ. Une années plutôt sèche dans les Ardennes.

La réalité ( infoclimat Ardenne) pour  décembre 2022: 90mm donc ma prévision a été erronée.

Le cumul de pluie pour 2022: 695mm

Depuis 2001, j'ai trouvé 3 années avec moins de 800mm de pluie / cumul annuel:

2004: 656mm très sec

2011: 787mm

2002: 797mm

des années les plus pluvieuses avec plus de 950mm de pluie/an (nota, en Guyane fr. 3000mm/an)

2012: 1136mm

2001: 1035mm

2021: 970mm ...

plein d'années entre 800et 900mm

2020: 909mm

2019:  856mm

2018: 854mm

2017: 846mm

2016: 812mm

2015: 826mm

2014: 890mm

2013: 890mm

2010: 826mm...

Donc, je déduis de ces quelques années de relevés pluviométriques, que la tendance climatique ardennaises se situe entre 800 et 900mm avec des extrêmes allant vers 1000mm et 780mm.

D'ailleurs, pour se rendre compte des valeurs et des zones climatiques diverses en France:

Cayenne Guyane: 3200 - 5500mm / an...cela fait beaucoup d'eau! c'est grâce à l'Amazonie

Marseille: varie entre 400 - 500 mm / an

Six Fours les Plages / 83dept: 200mm à 400mm /an 

Seattle USA: 830 - 1100mm (un peu comme Ardennes)

New Orleans USA: 1500 - 2000mm

J'observe des écarts très importants entre des valeurs annuelles, la notion de la moyenne n'est pas applicable, n'apporte aucune aide et ne permet pas de se représenter le climat local. 

Pour faire face à la réalité des évènements climatiques ou météo il faut connaître la réalité locale, les écarts possibles connus dans le passé. L'usage des valeurs moyennes est sans aucune utilité et peut être dangereux puisqu'il masque la réalité locale.





mardi 28 juillet 2020

Arbre au potager lors de la sécheresse

Une partie du potager se trouve dans la zone de pompage des arbres.


Le pommier est vieux, sa ramure occupe un cercle d'un rayon de 3m du tronc soit 29 mètres carrés environ  de surface.  Sa zone de pompage est plus large encore, elle s'étale à 6 mètres du tronc ce qui fait 113 mètres carrés! 

Or, dans cette zone de pompage se trouvent quelques plate-bandes du potager.
Lors des années de sécheresse  printanière et estivale, le pommier pompe l'eau d'arrosage et les légumes, arrosés, ne poussent pas, restent naines.
C'est le cas des tomates, des haricots, des salades.

Une solution, cultiver dans cette zone  à proximité de la ramure, que des cultures d'automne  et de printemps, variétés hâtives à croissance rapide.
Exemple, navets, salades d'hiver, mâches,  épinards, carottes hâtives, ails, oignons, petits pois et fèves, les pommes de terre hâtives.
Les semis se font après mi-août pour navets, carottes, salades, épinards et choux hâtifs et
en octobre - novembre ou en mars/avril  pour les ails, pois, fèves et les plantations des oignons et des pommes de terre hâtives.


Ces cultures là vont arriver à maturité en automne ou en mai, juin l'année suivante, donc avant la période estivale. Sauf les ails, les oignons, qui supportent mieux la sécheresse.




Sécheresse...

Et la sécheresse s'est abattue sur les terres ardennaises. Habituées aux pluies d'été, nos terres se retrouvent sans les précipitations. Les terres argileuses craquent. Les terres limoneuses deviennent poussière...

Le soleil de juillet brûlent moins que l'été dernier, mais la sécheresse estivale rend la vie difficile aux jardiniers qui ne disposent pas d'eau en abondance pour arroser les cultures.

Même les oiseaux se taisent. Courant le mois de juin, dès 04h00 du matin, un merle chantait sur l'antenne de la maison d'en face. Dès mi-juillet, silence. Vers 06h00 du matin, on entend parfois,
croa - croa d'un corbeau solitaire, le chant des tourterelles. Le merle est pourtant toujours là, mais silencieux.
Vers midi, si le soleil est là, les papillons envahissent les fleurs comme les origans sauvages, lavandes...Des herbes de la prairie, la stridulation des grillons s'élève...

On annonce les chaleurs ardentes pour la fin de ce mois de juillet sec et couvert.
Je prévois les ombrages ( filet, plaques, bois, vieux draps, tapis, canisses) sur les salades, courges butternut et une partie de tomate.

Les haricots, carottes, pommes de terre plantées en juin et début juillet, le reste des tomates resteront sans protection.

Un arrosage voire deux sont à prévoir pour les salades vendredi et samedi. C'est selon la météo.

J'arrose toutes les cultures sauf les haricots nains semés courant le mois de juin (ne fleurissent pas encore), les pommes de terre plantées en juin et début juillet (paillage).

Toutes les autres cultures, salades, basilic, concombre, tomates, courgettes et potimarrons, butternuts, haricots en floraison et en cours de croissance des gousses sont arrosées un jour sur deux selon leur apparence.

Les tomates sont arrosées une fois par semaine environ.

J'arrose depuis le début du mois de juillet, où je disposais d'une réserve de l'eau de pluie de 2 cuves de 1000l et quelques tonneaux, soit 3 000litres d'eau environ. Il reste 250l.

Alors s'il ne pleut toujours pas bien, je serais obligée soit arrêter l'arrosage...où recourir à l'eau de robinet. 


 

jeudi 28 mai 2020

Sécheresse et chaleur...

Le mois d'avril et de mai encore très secs. Moins de 40litres d'eau au m2 par mois.
Le rayonnement solaire est très élevé. La Météo France prévoit l'été plus chaud que d'habitude, cela promet...déjà les deux dernières années étaient très chaudes et sèches dans les Ardennes.


Comment faire face à une période de sécheresse alors qu'on ne dispose pas d'arrosage automatique ni de trop d'eau?

Comment adapter ses pratiques, son choix de plantes, son design du terrain pour sécuriser sa production de légumes et des fruits?

Les agriculteurs, les chercheurs travaillent déjà sur ces questions depuis longtemps.
Plusieurs pistes sont testés...

Voici mes pistes à moi, déjà mentionnés l'année dernière (voir aussi la rubrique" écologie", ou archive  "2019 juillet 22"):
trois principes pour toutes les cultures:
  • apporter de l'humus (compost mûr) dans le sol - évite la déshydratation du sol
  • ombrager les cultures: planter à l'ombre légère selon les plantes ou créer une ombre artificielle
  • pailler les cultures d'été gourmandes en eau , bien installées (attention aux limaces)
L'ombre tamisée permet de diminuer les besoins en eaux.

cultures d'été gourmandes en eau
- salades, tomates, potirons et courgettes, haricots:
  • concentrer les cultures le plus près de mes réservoirs à eau de pluie
  • regrouper les sur une petite espace
  • pailler dès que les plantes sont bien grandes (diminuer le risque des limaces): 
pailler ou poser des plastiques ou des tapis au sol arrosés au préalable ou après une bonne pluie
  • apporter l'humus (le compost mur) au sol avant la culture d'été
  • poser des ombrages surtout dans l'après-midi après 14h00
- ombrage artificielle:
  • tissus, draps
  • filets, 
  • toitures translucides colorées jaunes, vertes, blanches 
  • branchages divers 
  • pour les professionnelles, les ombrages automatiques existent (société Ombrea)
- ombrage naturelle:
  • culture sous ombre naturelle du verger demi-tige ou haute-tige ou trognes  pour une culture de printemps des salades, pois, oignons, ails, fraises
  • culture sous la vigne installée sur les structures fixes : vignes...et cultiver les pois, salades....sous la vigne
  • culture sous les haricots grimpants ou derrière l'ombre des haricots rame
Culture de hiver/printemps

- j'installe des variétés hâtives pour les pois et les carottes, avant le 15 avril
- les salades, je les plante dans les parties ombragées du jardin, semis fin avril, début mai ou alors dans le verger à l'ombre tamisé ou alors sous les filets/draps/branchages

- en novembre j'installe des ails
- en octobre je repique des salades sous abris - couches froides ou serre ou tunnel pour les protéger d'excès de pluies et du vent

Culture d'été
poireaux et choux et salade semis de fin mai, début juin:

  • planter dans le verger, à la mi-ombre naturelle ou ombrager..
  • arroser bien le sol avant la plantation
  • pailler 
  • vérifier la présence des limaces (ramasser les limaces sous le paillage)
  • repiquer les poireaux... 

dimanche 5 avril 2020

Non, les plantes envahissantes n'existent pas

 Enfin, si, mais...cela dépend...

Lors de mes balades aux environs de la maison, je vois émerger, bourgeonner, sortir de la terre des nouvelles tiges des renouées du Japon qui occupent des îlots ici et là, souvent à proximité des cours d'eau, de la Meuse. J'en ai déjà parlé dans la rubrique écologie, dans un article publié sur ce blog en septembre 2016. Rien n'a changé dans le classement des végétaux et les plantes "envahissantes" existent toujours dans le vocabulaire des "protecteurs" de l'environnement.
Quel erreur. C'est comme lutter et faire la guerre au virus, c'est une voie pleine d'erreur et sans succès. Les comportements "envahissants" de certaines plantes ou virus ou bactéries sont des conséquences et non des causes de nos problèmes. 

Je propose un autre titre pour ces plantes là, je les appellerai des plantes symptomatiques d'un comportement humain inadapté à son environnement. 

Ces plantes signalent aux pouvoirs en place et aux individus concernés que dans leur regard et l'analyse il y a une erreur, une incompréhension souligné par une simplification à outrance et qu'il faut envisager de modifier ses pratiques, d'apporter un peu plus de réalité, de complexité.

Ces plantes là et leur comportement colonisateur montrent que le comportement des organisations humaines, leur gestion des eaux, les pratiques culturales, le mode d'aménagement du territoire, leur manière de piloter les activités, leurs valeurs, ne sont plus adaptés à l'environnement physique, chimique, biologique et climatique.

"La plante qui émerge n'est pas la cause d'une situation, elle est une conséquence d'un ensemble de phénomènes qui ont rendu sa germination possible et nécessaire. 
Elle agit dans le but d'optimiser les échanges en place pour augmenter ou restaurer la résilience, la capacité d'adaptation du lieu au changement. Elle n'apparaît pas pour entraver nos projets ou nos images de beauté ou de normalité, elle advient pour répondre aux changements chimiques, physiques, physiologiques, géologiques du lieu.  Elle participe à l'établissement d'un nouveau équilibre du lieu."

extrait de mon article sur la renouée du Japon et les plantes invasives et notre regard sur l'environnement, article publié en septembre 2019 sur ce blog (voire rubrique écologie ou archive 2016, septembre ). 

mercredi 4 mars 2020

Pourquoi j'ai des limaces dans mon jardin?

Automne et hiver chauds, énormément de pluie, peu de hérissons, pas de grenouilles, pas de canards...Les limaces et les escargots risquent d'être plus nombreux que d’habitude.
Si, en plus, le terrain n'est pas retourné ni aéré, mais  paillé..il y a un gros risque de se retrouver débordé par les limaces.

Les limaces sont essentielles et très utiles, certes.
Mais, elles mangent des jeunes plants des légumes.
Pourquoi?
Pourquoi dans mon jardin, puisque ce n'est pas le cas de tous les jardins.

Mes idées de bienveillance ont des limites. J'ai déjà ramassé des centaines de limaces dans le jardin, à l'époque j'ai paillé le terrain. Depuis, je ne paille plus au printemps (sauf pommes de terre).

Pourtant, mon père dont le jardin se situe près d'un ruisseau et d'un bocage, n'a jamais signalé des soucis de limaces. Il ramène des composts sur son potager, il arrose régulièrement....pas de limaces. La terre argileuse. Il utilise le compost, des crottes de lapin et de pigeons. Dans sa cabane j'ai vu aussi des engrais minéraux NPK...

Je réfléchis, je lis sur le net, je regarde les autres jardiniers. Le problème des limaces concernerait surtout les nouvelles méthodes de jardinage sans retournement de la terre  accompagnées de paillage au printemps.

Voici une des hypothèses concernant la prolifération des limaces:

  • sol compacté à la sorti de l'hiver (froid)- faible activité biologique dans le sol
  • sol compacté à cause des pluies d'hiver et/ou de l'ombre porté sur le terrain (humidité)
  • faible taux d'humus dans le sol - sol sablonneux et limons
  • faible taux d'argile dans le sol - sol sablonneux et limons
  • le sol n'est pas naturellement collant et ne retient pas d'éléments nécessaires nutritifs 
  • excès de matière organique fraîche non décomposée - à cause de l'hiver et l'humidité excessive à la sortie d'hiver ou après des pluies forts 
  • manque d'air dans le sol
  • trop d'eau dans le sol
  • faible capacité du sol de  digérer la matière organique fraîche
La limace et ses capacités:
  • une éponge à eau (régulation excès d'eau)
  • digestion des celluloses et de la lignine ( fonction des champignons) 
  • digestion des matières organiques fraîches (paillage...)
  • élimination des plantes malades , stressées, en manque de nutriments et d'oligo-éléments
  • producteur de mucus qui permet de coller des nutriments aux limons et sables ( remplace la fonction du complexe argilo-humique)
  • protection bactérienne et fongique grâce à son mucus antioxydant 
  • gère le calcium dans le sol
  • limite les levées des graines ( régulation de la densité végétale au printemps vers le 20 avril et automne après 20 août)
En faite, si le terrain crée beaucoup de limaces, c'est comme nous, quand on se mouche, le nez qui coule,on fait beaucoup de mucus lors des maladies d'infection. 
La limace dit que le terrain est mal en point, manque de minéraux, de vitamines, d'oligo-éléments essentiels, produit trop de déchets, un sol fatigué qui n'arrive pas bien digérer la matière organique fraîche (trop de nourriture).  La limace diminue la quantité de la matière fraîche, la quantité des toxines, diminue l'excès de l'eau, enrichit le sol en éléments essentiels pour que le sol puisse respirer et fonctionner à nouveau.   

Donc, si mon hypothèse est juste,
vu que mon sol est peu collant, limoneux, semble dépourvu de l'humus,  s'assèche vite lors des chaleurs, crée vite une croûte sèche après les pluies et qu'il est riche en limaces lors des périodes pluvieuses ;
je pense que l'élément limitant du potager c'est la faible rétention de l'eau et des minéraux et des oligo-éléments lié à l'absence de l'humus/argile ou d'une de ses composantes....

Ma proposition de préparation du terrain pour la saison 2020 
dans le jardin bio-intensif (voire aussi éléments du jardin):

-  ne pas pailler au printemps (ce qui est logique, dans la nature environnante, le paillage - les feuilles tombent courant automne et non courant printemps)

- réaliser  un décompactage à la fourche ou à la grelinette sans retourner le sol à la sortie de l'hiver

- apporter du compost bien mûr (6 mois à 1an) environ 5kg au m2 à la sortie de l'hiver avant les semis et plantation

- apporter peut-être de l'argile (?) - j'hésite, je ne fais rien cette année

- apporter des minéraux pendant la végétation, des oligo-éléments : sous forme des purins d'ortie, de poudre d'ortie ou de consoude ou du sel de mer ou des algues  - j'opte pour le sel de Guérande 5g/litre / m2/ an du terrain surtout sur les ails et oignons et des purins de consoude et d'orties

- attendre que le sol soit bien ressuyé au printemps avant de planter et semer

- semis dense, pratiquer un couvert de radis qui lève vite

Le résultat à venir à la fin de printemps 2020.



La politique du bocage

Un petit manifeste de Sylvain Tesson exprimé dans son petit livre dense en idées " Sur les chemins noirs" publié chez Gallimard en 2016.

"Oh ! Comme il eût été salvateur d’opposer une « théorie politique du bocage » aux convulsions du monde. On se serait inspiré du génie de la haie. Elle séparait sans emmurer, délimitait sans opacifier, protégeait sans repousser. L’air y passait, l’oiseau y nichait, le fruit y poussait. On pouvait la franchir mais elle arrêtait le glissement du terrain. A son ombre fleurissait la vie, dans ses entrelacs prospérait des mondes, derrière sa dentelle se déployait les parcelles…."

vendredi 28 février 2020

Castor

Le castor modifie son environnement d'une manière visible pour l'homme. Et parfois ces actions rentrent en collision avec le désir des hommes. Sur la photo, un arbre fruitier abattu par le castor courant cet hiver 2019/2020. Le propriétaire du terrain va découvrir au printemps un verger fortement modifié par les castors, presque tous les fruitiers ont été abattu.

Les castors habitent les berges des cours d'eau et peuvent s'aventurer sur les terrains proches ( 50 à 100 mètres parfois) pour y trouver la nourriture et les matériaux de construction pour leurs huttes. 
Ils rongent souvent les saules sur les berges en créant ainsi les buissons recepés. Les arbustes rognés rejettent souvent de nouvelles pousses ( élagage).

L'homme  n'est pas seul à modifier son environnement.



jeudi 20 février 2020

Le croquis verbal de mon jardin

Le jardin contient plusieurs éléments:

Un potager bio-intensif alimenté régulièrement en compost et arrosé
produire 10kg de légumes nourrissants au m2 en une année (sur deux ou trois saisons)

Un potager naturel
produire sans arrosage et sans apports réguliers de compost
surtout des pois et haricots
production de printemps et d'automne, en été: si pas de pluie, le jardin est laissé sans arrosage (si manque d'eau)

Un verger des pruniers
et des figuiers, sureaux noirs et noisetiers
avec un couvre-sol en vivaces alimentaires et médicinales et alliacés
produire fruits,
produire plantes pour le sel végétal et puissants antioxydants (orties, lamiers, persil, gaillets, alliaires, livèches...)
produire des oignons, ails et plantes médicinales (orties, origan, sauges...)

Un verger des Trois vieux pommiers
produire des pommes pour l'hiver
couvre-sol : ail des ourses, plantains lancéolés, pissenlits, graminées, fraises des bois...

Une haie fruitière de petits fruits rouges, noisetiers et cerisiers-rejets
produire des fruits rouges cassis et groseilliers et framboises et mûres, les puissants antioxydants
couvre-sol en lamiers, alliaires...

Une haie fruitière des vignes
avec un couvre-sol en mouvement, actuellement, des tapis des lamiers blancs se mettent en place, quelques arums sortent de la terre courant février, des orties ont leur coin...

Un gros tas des branches (de taille des arbres)
un lieu d'accueil sans contrôle à l'entrée, libre de venir et rester...

Quelques arbres taillés en trogne (châtaigner, saules)
pour produire des piquets et des branches, des feuilles...pour alimenter le compost

La litière dans la forêt

Souvent, les permaculteurs et autres amateurs des jardins "bienveillants" s'inspirent des phénomènes et des observations de la forêt. Pour choisir la méthode pour cultiver les légumes et les fruits tout en préservant leur environnement.
Je suis donc partie à la cueillette des images dans la forêt. Il s'agit d'une petit forêt de Montcy Notre Dame, près de la Voie verte. Des feuillus, sur une pente raide avec un plateau en hauteur.
La litière est composée des feuilles plus ou moins décomposées, souvent fragmentées, des coques des graines, des brindilles .... la litière est épaisse de un à quelques centimètres, selon la pente.
En-dessous, la terre brune, et difficile à pénétrer avec un doigt, à cause d'un enchevêtrement racinaire très dense. Le sol sent bon. Je croyais que l'humus était de couleur noire, foncée.

A travers cette fine couche de litière en cours de décomposition, on aperçoit des milliers de plantules, il s'agit de la germination des graines des arbres...que quelques plantules vont survivre au printemps...
Je remarque également une levée assez remarquable des arums un peu partout sur le plateau de la forêt, en individus isolés ou en groupes d'une dizaines d'individus.
L'arum est parfois cultivé dans les jardins d'ornement. Alors que l'année dernière, à la même époque, j'ai pu observer des touffes des ails sauvages un peu partout. Cette année, j'en vois moins. 

La forêt n'arrête jamais, même le cycle d'azote est toujours en activité, les lierres grimpants, ces plantes caractéristiques et très fréquentes  dans la forêt de Montcy Notre Dame a un cycle inversé par rapport aux arbres hôtes. Le lierre fonctionne et fleurit en hiver. Il nourrit des oiseaux, il offre l'abri aux merles...et il fait circuler l'azote et le sucre.

D'autres plantes sont parfaitement vivantes en hiver, des lichens et des mousses, les deux ont besoin de l'humidité, cela tombe bien, l'hiver de notre climat tempéré apporte le nécessaire.
Encore des plantes qui font circuler l'azote.
Le lichen est un organisme symbiotique, une alliance assez ingénieuse entre une algue et un champignon. L'algue capable de la photosynthèse qui nourrit le champignon lequel fournit des minéraux et des médicaments à l'algue...je simplifie énormément ...

D'ailleurs, les champignons, qui ne disposent pas de la photosynthèse, reçoivent les sucres et les azotes de la part des arbres....pourtant au repos courant l'hiver....

Et il y a des alliacées, des arums, des ails sauvages, qui démarrent en hiver leur croissance, se nourrissant au départ de leur bulbe...qui nourrissent également des champignons (si les arbres ne produisent pas encore de la nourriture)....

En fait, en forêt tempéré, il y a une succession des végétations qui sont typiques pour l'hiver, pour le printemps et pour l'été...

En hiver: alliacés, mousses et lichens, lierres grimpants, champignons...et la floraison des noisetiers, des saules, des aulnes..à la lisière de la forêt et près de la Meuse.
Au printemps: le couvre-sol qui s'épanouit avant la feuillaison des arbres: orchidées, anémones sylvie, violettes, sceaux de Salomon, ails des ourses en terrains calcaires, des ronces, lamiers jaunes, lamiers pourpres...le sol se couvre des fleurs fanées des arbres...
En été: l'arbre est le roi, le couvre-sol change, des champignons, des ronces, des sureaux rouges...
En automne: les champignons toujours là, c'est la fructifications, des glands, des faînes qui tombent

mercredi 18 décembre 2019

Météo douce...14°C au 17 décembre 2019

Depuis hier, une douceur printanière s'installe dans les Ardennes.
Est-ce le bouillonnement du mouvement social qui impacte les températures nocturnes ?
Au réveil, 8°C. Sous le ciel voilé de l'après-midi, 14°C. Et les prévisions confirment  la tendance pour les jours à venir. La Meuse, gonflée par les pluies régulières de décembre commence à déborder par endroits, la Voie verte risque d'être partiellement inondée, comme c'est le cas tous les ans.

l'île aux Castors, Montcy Saint Pierre à Charleville-Mézières

la Meuse commence à grignoter la Voie verte - près de Montcy Notre Dame



Plantes bio-indicatrices, en hiver

Les plantes bio-indicatrices, sur le terrain en hiver.