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samedi 15 avril 2023

Valoriser in-situ le bois mort, débris et bois de taille

Les branches issues de taille des arbres fruitiers et arbustes du verger s'accumulent. J'ai décidé de les utiliser comme source d'humus dans le jardin, de ne pas les broyer, de ne pas les brûler. 

source internet 

source internet


Actuellement, on peut trouver dans mon verger:

- plusieurs tas  libres de branchages courts  à l'ombre des vieux pommiers, temporaires, utilisés pour revitaliser le sol

- une haie de branchages plutôt longs en bordure des fraisiers, large de 50cm env., une haie censée être permanente ( un peu comme les photos ci-dessus)

- un tas libre de mélange de branches de toutes tailles, dans un ancien bac à compost de 3ml de long et 1ml de large.  

Les fonctions écologiques d'un amas de bois sont multiples. 

Il crée un microclimat qui enrichit et protège le sol, qui augmente la fertilité par la présence de l'ombre et de la lignine, il diminue l'évaporation en été et constitue un puits, une réserve de fraîcheur et de l'humidité. 

J'ai pu observer dans mon verger une croissance magnifique des herbes à proximité des tas, la présence des oiseaux et de petites bestioles...

La présence des branchages protège le sol contre le vent et le soleil et les pluies  et la grêle.

Le bois se décompose petit à petit et sous le tas il y a un sol noir.

La quantité de carbone sous forme de lignine et de cellulose attirent une variété importante d'animaux et des champignons / bactéries qui en dépendent.

Si on dispose assez de branches souples, on peut tresser des haies très esthétiques.

Les haies de bois mort (comme les mur de pierre sèche) peuvent servir comme support pour faire grimper des potirons, haricots, vignes....pois senteur...

La haie de bois mort peut servir pour délimiter un terrain, un espace - alternative à une clôture classique

 

 

vendredi 21 octobre 2022

Champignons dans le jardin

Grâce aux informations du site internet des champignons (lien: champignons au jardin ) et un petit guide des champignons, j'ai pu identifier le champignon qui pousse en grandes touffes dans le jardin, sur une vieille racine d'un arbre mort.  

J'ai ramené la touffe à la maison, le champignon paraît très joli, assez ferme et dégage une odeur assez agréable. Je m'imagine déjà de cuisiner les petits plats...

Voici son portrait: 


Il s'agit d'hypholoma fascicularis, un champignon très amer et toxique selon une expérience rapportée du Japon. Il serait très amer et immangeable.

Enfin, le champignon pousse dans mon jardin sur une racine d'un arbre mort, cela fait plus de 5ans que le voisin a coupé un merisier, je crois, et depuis, la racine court sous mon terrain. Enfin, cette année, le bois sera décomposé par ce champignon qui colonise le sol, pousse en touffe, de couleur orangé et aux lamelles verdâtres et violacées, assez serrées.

Le pied est orangé également, creux, assez fin et long de 10cm. Donc, je vais juste récolter quelques touffes pour les mettre dans mon tas de compost à bois, où je stocke des branches et brindilles des arbres taillés. En espérant que le champignon puissent pousser dessus et accélerer la décomposition du bois.





 

 

mercredi 12 octobre 2022

Vous avez un composteur

 Vous en avez probablement, un composteur vert de la ville de Charleville-Mézières.

Lors de la chaleur, des odeurs mauvaises se propagent souvent de ces bacs.

C'est dû à une fermentation bactérienne mauvaises, qui produit des toxines.

Le souci, c'est que les propriétaires des terrains et des jardins compostent souvent uniquement les tontes de gazon et quelques épluchures, sans aucun apport de la matière sèche carbonée ce qui provoque cette odeur nauséabonde. 

Un conseil, pour un bon compostage sans odeur mauvaise, il faut impérativement avoir un bac, un sac  ou un tas rempli de matière sèche, à savoir, paille, foin, feuilles sèches des arbres ou de la sciure , les copeaux de bois ou du BRF, cartons.

Cette matière sèche doit dominer la matière humide comme les tontes de gazons ou les épluchures ou les coupes des vivaces encore jeunes. 

C'est le principe des toilettes sèches sans odeur, il faut couvrir l'humide par quelques pelletées de la sciure.

Idem pour la litière des chats, elles est composées des copeaux de bois secs qui absorbent l'humidité du pipi de chat et permettent de neutraliser les odeurs.

Donc, comment faire un compost sans mauvaise odeur?

Alterner 

la couche épaisse de la matière sèche avec 

une fine couche de tonte de gazon/épluchure/pipi et 

qu'on recouvre 

par la couche de la matière sèche (sciure, copeaux, foin, paille, feuilles sèches, carton humide..) et ainsi de suite. 

On termine toujours 

avec la couche sèche

ce qui permettra d'éviter les moucherons et les odeurs. Si l'odeur arrive, ajouter un peu plus de matière sèche.


Planter des arbres et arbustes

Dès la chute des feuilles c'est le moment d'y aller. 

Préparer le trou de plantation, utiliser des composts et des paillages à la surface, bien arroser après la plantation. 

L'arbre pourra s'enraciner courant l'hiver et profitera de la saison humide du début de printemps pour mieux résister à la sécheresse suivante, si la sécheresse il y a.

Un conseil, surveiller les jeunes plantations l'année suivante et arroser régulièrement si la sécheresse arrive.

Deux ou trois années après la plantation, l'arbre devrait être bien implanté, il profitera du paillage carboné et aura besoin de moins de surveillance. 

note: paillage carboné: paille, foin, BRF (bois raméal fragmenté), grossiers rameaux de bois,  composte de bois (ex; déchets de la ville de Charleville-Mézières demi-compostés)


 


Bois de taille des arbres est une source de l'humus

 Je crée tous les ans un nouveau tas de branches, brindilles issus des tailles des arbres et arbustes. 

Je ne dispose pas de broyeur et personnellement, je ne pense pas qu'un petit broyeur est suffisant pour couper le bois que j'ai. Sans parler du bruit énorme que cela produit. 

Alors, je me pose la question quoi faire, emmener tous cela en voiture à la déchetterie me semble irraisonnable et je perdrait la source de carbone/d'humus gratuit produit sur le terrain. 

Alors, la solution évidente, découper tous cela un peu, créer des tas de bois à l'ombre des arbres taillés et laisser faire la pluie, le gel, le soleil et les champignons et les bactéries... Il est possible d’accélérer la décomposition couvrant le bois bien humidifié par une bâche plastique pour créer des conditions idéales pour la croissance des champignons.

Attendre et laisser faire les autres...la nature. Et après trois ou quatre années, le bois est utilisables en jardin en paillage. Enfin, cela dépend du bois, sa taille et le temps qu'il fait.

Ces tas de bois serviront, en attendant, d'abri pour les insectes et abeilles sauvages ...



Entretien de fertilité humifère/ carbonée des sols du potager

      Je continue à pailler les partis de potager libres, pour maintenir la fertilité carbonée, je couvre les plate-bandes par une couche de feuilles (à venir) , de foin (ma prairie fauchée en juin et octobre) et des vivaces fanées et coupées là en fin de saison. Je n'utilise pas de compost mûr cette automne, je recycle les foins et feuilles fraîches issus du jardin.

Une couche d'entretien de 10 à 20cm est posée sur les parties déjà paillées au préalable, les années précédentes et qui sont déjà bien fertiles.

Une couche de 60cm de feuilles/foin est posé sur les plate-bandes sans aucun apport important en matière organique sèche les années précédentes. C'est une année 0 ou l'année de création de la fertilité. Les années à venir, un apport d'entretien de matière sèche sera apporté. Ou du compost.       

vendredi 18 septembre 2020

4 idées pour restaurer un saul pauvre en carbone

Je suis une jardinière-maraîchère, qui souhaite des hauts rendements de légumes de qualité. Tout en évoluant dans un environnement verdoyant, autonome en eau et en fertilité. 

Je jardine sans aucun engrais, sans pesticides, je sème les graines non OGM et non hybrides. 

Avec apports irréguliers de compost, des foins et des feuilles d'automne. Je restitue les déchets de récoltes au sol. Je garde les racines dans le sol. Je fais pousser des fleurs mellifères sur les planches.

J'utilise la faux pour faire mon foin.

Cela n'a pas été suffisant pour  créer une révolution au potager. 

Chaque année, mon sol devenait plus pauvre... et la sécheresse estivale des trois dernière années a aggravé la situation.

Désormais, ma méthode répondra à quatre principes non négociables:

1 gérer le capital Carbone dans le sol

viser un sol riche en carbone , humifère, bon pour les cultures de légumes, des fruitiers: 

objectif: 8% voire plus selon les lieux 

Il peut être apporté de l'extérieur sous forme des déchets verts broyés, des composts demi-mûrs ou mûrs.

Il peut être produit sur place, sur le terrain lui-même sous forme de culture carbonée (branches, foins, pailles - on laisse pousser jusqu'aux grains, ou le stade de floraison à minimum).

phase 1 restaurer un sol pauvre en MO carboné année 0

Je vise 8% de MO carbonée pour un potager.

Quelle quantité:

pour augmenter de 1% le taux de MO carbonnée, il faut apporter :

- soit 5cm de BRF (bois raméal fragmenté ou le broyat des branches de l'année)

(ou équivalent BRF = compost ligneux déchets verts des villes / compost ligneux / feuilles sèches)

- ou 25cm de paille (selon les expériences chez le réseau MSV maraîchage sur sol vivant).

exemple: si mon sol est à 2%, je dois ajouter 6% = donc je vais poser sur le sol 6x 5cm de BRF ou 6x25cm de paille. Ce sera l'année 0 de mon potager, l'année de restauration du carbone.

phase 2 maintenir le taux de MO dans le sol les années à venir:

 Pour maintenir le niveau d'humus dans le sol 

(on a un sol déjà bien humifère, env 8%), il faut apporter tous les ans une certaine quantité de carbone sous forme de paillage (1 à 2cm équivalent BRF/compost ligneux  ou 5 à 10cm équivalent paille). 

2 gérer l'Oxygène 

L'oxygène en trop grande quantité serait toxique

- arrêt de labourer, pas de travail de sol, pas de binage

- couverture du sol (végétation dense et/ou tapis, bâches, paillages divers)

3 gérer la Lumière 

(hypothèse Redox - réaction de Fenton)

La réaction de Fenton se déclenche dès que les rayons solaires touchent le sol nu, non protégé ni par la végétation ni par la bâche, le paillage, la couche de compost, des cailloux... 

La réaction de Fenton elle est à l'origine d'une suroxydation et la destruction des sols qui deviennent poussière.

Empêcher le soleil direct de tomber, ombrager et surtout couvrir le sol. Pas un centimètre à nu. 

4 comment commencer? 

Choisir la surface en fonction de ressources locales disponibles (en argent, en quantités des composts, broyats déchets verts, pailles et foin, en temps disponible). 

Expérimenter et valider sur une petite surface avant d'élargir la démarche.

Ressources:  

 Une petite vidéo qui parle de la vigne et sa gestion et qui mentionne la réaction Fenton (minute 10...).

Sauver la vigne, le maraîchage...

Suivre également la chaîne youtube "Ver de terre production" qui publie des innovations du maraîchage sur sol vivant..biodynamie...principe Redox...

lundi 11 mai 2020

Une tempête au potager...

Une inquiétude. La nuit du 10 mai au 11 mai 2020, une tempête accompagnée des fortes rafales de vent traverse le potager... Avec une partie des tomates repiquées en pleine terre et protégées par un filet d'échafaudage.

Au petit matin, secouée par les rafales de vent, saisie par la fraicheur, je me suis rendue au potager pour vérifier l'état de mes plants. Je retrouve des tomates penchées dans le sens des rafales, secouées par les secousses... J'augmente la protection contre le vent en ajoutant sur le filet des vieux tapis.
Les plants se retrouvent donc dans le noir.
Je compte garder cette protection toute la journée, la nuit qui suit et ensuite en verra.

Comment cet épisode venteux va impacter la croissance?