mercredi 3 avril 2024
samedi 4 mars 2023
Bouturer des petits fruits
Je continue à faire des boutures des groseilliers, groseilliers à maquereau, caseilles, cassis, sureaux noirs, figuiers.
Je les plante dans une sorte de pépinière, en couche rempli de compost de feuilles de noisetiers du jardin et dans un coin plutôt ombragé, près des pommiers.
Je les plante en léger biais, longueur de 25cm environ, le bois prélevé des jeunes branches de couleur claire, fortes de l'année dernière. Les boutures vont rester en pépinières un an, jusqu'au printemps suivant (mars 2024), ensuite, je vais planter en place définitive des arbustes, plus profond qu'en pépinière (10cm plus profond) et tailler tout bas à 2 ou trois yeux. En 2025 une deuxième taille à 3 yeux est possible pour étoffer l'arbuste. Donc, les fruits seront dispo en 2026.
ex. groseilliers: Résumé/ depuis la bouture jusqu'à la première récolte:
2023 fév - prélèvement de la bouture, plantation en biais en pépinière - été croissance des branches - automne nous avons 1 à 2 branches
2024 fév., mars: plantation profonde en place définitive, rabattre à 2 yeux les branches
2025 fév., mars: rabattre à 3 yeux des branches nés l'année précédente
2026 printemps rien: juin / juillet première dégustation
Il est possible de faire des boutures plus tard, en été, pendant la période de cueillette.
En prévision de sécheresse éventuelle ou des fortes pluies diluviennes, je paille les jeunes plants. Le paillage avec des cartons, vieux tapis, BRF, tas de bois, foin et paille, feuilles sèches. Lors de grosses chaleurs, je vérifie l'humidité et j'arrose s'il le faut.
samedi 25 février 2023
Sécheresse - pose de la bâche noire
Pour les cultures d'été: tomates, courges et courgettes, choux
En février, tant que le sol est humide, je pose une bâche noire sur la plate bande prévue pour mes cultures d'été. La plate-bande est recouverte de matières organiques, ou enherbée avec ajout de compost, feuilles, foins,épluchures...La bâche empêche l'évaporation courant printemps et crée un stock, un réservoir d'eau dans le sol. Le paillage se décompose courant printemps, développant des macro et micro-organismes...
Courant mai, je repique ou je sème dans la bâche, dans les trous des courgettes, des tomates, des choux...
La bâche empêche toujours l'évaporation de l'eau. Courant l'été, vérifier l'humidité sous la bâche, au cas où, arroser sous la bâche, aux pieds des plantes.
samedi 14 janvier 2023
Année 2022 très sèche mais pas la seule...
Selon les données du site climatique et météo Infoclimat.fr, il est tombé dans les Ardennes 90mm d'eau au mètre carré en décembre ce qui ramène le total des précipitations en 2022 à 695mm/m2.
C'est la deuxième année la plus sèche enregistrée depuis 2000. En 2004 il a fait encore plus sec.
Depuis 2001, j'ai trouvé 3 années avec moins de 800mm de pluie / cumul annuel:
2004: 656mm très sec
2011: 787mm
2002: 797mm
vendredi 18 novembre 2022
Va-t-il pleuvoir en décembre dans les Ardennes?
Ma prévision à long terme:
Selon les informations du site Infoclimat.fr basées sur les relevés réels, je m'attends à une fin de mois de novembre humide, encore 50mm de pluie et un mois de décembre bien pluvieux autour de 150mm de pluie. Ce qui représente un cumul de précipitation pour l'année 2022 de 780 environ. Une années plutôt sèche dans les Ardennes.
La réalité ( infoclimat Ardenne) pour décembre 2022: 90mm donc ma prévision a été erronée.
Le cumul de pluie pour 2022: 695mm
Depuis 2001, j'ai trouvé 3 années avec moins de 800mm de pluie / cumul annuel:
2004: 656mm très sec
2011: 787mm
2002: 797mm
des années les plus pluvieuses avec plus de 950mm de pluie/an (nota, en Guyane fr. 3000mm/an)
2012: 1136mm
2001: 1035mm
2021: 970mm ...
plein d'années entre 800et 900mm
2020: 909mm
2019: 856mm
2018: 854mm
2017: 846mm
2016: 812mm
2015: 826mm
2014: 890mm
2013: 890mm
2010: 826mm...
Donc, je déduis de ces quelques années de relevés pluviométriques, que la tendance climatique ardennaises se situe entre 800 et 900mm avec des extrêmes allant vers 1000mm et 780mm.
D'ailleurs, pour se rendre compte des valeurs et des zones climatiques diverses en France:
Cayenne Guyane: 3200 - 5500mm / an...cela fait beaucoup d'eau! c'est grâce à l'Amazonie
Marseille: varie entre 400 - 500 mm / an
Six Fours les Plages / 83dept: 200mm à 400mm /an
Seattle USA: 830 - 1100mm (un peu comme Ardennes)
New Orleans USA: 1500 - 2000mm
J'observe des écarts très importants entre des valeurs annuelles, la notion de la moyenne n'est pas applicable, n'apporte aucune aide et ne permet pas de se représenter le climat local.
Pour faire face à la réalité des évènements climatiques ou météo il faut connaître la réalité locale, les écarts possibles connus dans le passé. L'usage des valeurs moyennes est sans aucune utilité et peut être dangereux puisqu'il masque la réalité locale.
jeudi 28 juillet 2022
Tous les jardins ne souffrent pas de sécheresse
Me voilà de retour, derrière l'écran de l'ordinateur, pour dire que non, tous les sols ne souffrent pas de sécheresse.Une question est à poser aussitôt, quel est l'état de vos sols? Contiennent -ils de carbone, de matière organique? De quelle nature. En quelle quantité. Est-il labouré, biné souvent? Comment se comporte-t-il quand vous verser de l'eau dessus? Elle ruisselle ? Elle s'infiltre immédiatement?
Quels sont vos rendements au mètre carré? 2kg de pommes de terre? 5 kg de pommes de terre? 2 kg d'oignons? 10kg d'oignons? 2 kg de carottes? 5kg de carottes? 15kg de carottes?....
Lors d'une sécheresse, vos légumes poussent même sans arrosage ou pas du tout? Elles fanent? Elles tiennent?
Les terrains qui souffrent de sécheresse sont les déserts en formation. Ce sont les sources des inondations à venir. Ce sont les terrains qui perdent le sol, la terre s'en va. C'est les faibles rendements. C'est des maladies en plus. Les érosions. Les feux. Les soucis de rendements et des soucis d'argent.
Je fais des observations dans le jardin, potager-verger-prairie. Il y a deux espaces:
Potager avec un apports massif de carbone au départ pour restaurer la fertilité et des apports réguliers légers pour entretenir la fertilité :
J'ai restauré la fertilité d'une partie du potager il y a deux ans maintenant, j'ai apporté une couche très épaisse de compost de Waridon , env. 25cm (compost boisé demi-mûr) et je pratique le mulch d'entretien avec du frais dès l'été jusqu'au printemps suivant, le mulch d'entretien de fertilité est épais de 10cm environ et composé des plantes vivaces du jardin, des feuilles d'automne et de foin du jardin (prairie fauchée).
Une différence radicale par rapport aux années précédentes. malgré la sécheresse printanière, tout a poussé à merveille, grâce au soleil, la rosée du matin et le sol carboné et mulché. Sans arrosage.
Rendement: ex: pommes de terre de printemps, de 90jours, 6kg/m2 sans arrosage aucun. Suivi par une culture de haricots nains, arrosés 2x en juillet (depuis la levée - phase floraison). Mulché.
Test de l'eau: l'eau s'infiltre aussitôt, aucune stagnation à la surface, pas de ruissellement.
Potager sans apport de carbone:
Sol: Aucun apport de matière carbonée, ni compost boisé de Waridon, ni mon compost, ni foin, ni paille. Juste une faible repousse de mauvaises herbes courant automne et hiver, coupé en avril.
La culture annuelle des pois, radis, oignons ou carottes. Fertilité très faible, pendant la sécheresse, rien ne pousse. C'est un sol qui est souffrant, manque de fibres, ne retient pas d'eau, s'assèche vite, perd des minéraux, reste peu productif, réclame des arrosage régulier et aurait besoin d'apport de nutriments, d'engrais rapidement assimilables...bio ou conventionnels. Ce genre de sol ne peut pas rapporter ni de l'argent au paysan, ni de la nourriture au jardinier, ni de la protection anti-inondation ou anti-feu des populations. Il tend vers le désert.
Test de l'eau: quand je verse de l'eau dessus, la poussière flotte et se forme une flaque d'eau, qui va ruisseler sur les côtés.
lundi 17 août 2020
Avant de clore ce carnet
Ce jour du 17 août 2020, je décide de clore mon carnet. Une étape d'observation du jardin et de son environnement se termine. D'autres fenêtres s'ouvrent dorénavant.
Un nouveau jardin sera celui d'un potager abondant, à haut rendement, grâce à la création d'un sol très vivant, spongieux et gorgé de carbone.
Le carbone est l'élément chimique de base de la vie. De toute vie. De l'homme, des plantes, des animaux, des bactéries.
Sans carbone, pas de vie...
J'ai lu beaucoup de livres, j'ai vu beaucoup de vidéos sur youtube concernant la permaculture, l'agriculture naturelle de Fukuoka...J'en suis sortie émerveillée.
J'en ai retenu quelques principes de bases:
pas d'engrais minéraux
ne pas bêcher le sol, ne pas retourner le sol
laisser les racines dans le sol
densifier la culture
et le sol reprendra sa vie...et tout poussera...
observer les évolutions et en tirer des leçons.
Il m'a fallu dix ans d'observations, d'erreurs, de déceptions, de doutes. Dans un environnement plutôt dubitatif, sauf une personne que supportait toutes mes idées, toutes mes élucubrations autour de la nature, du jardin...
Mes constats:
Mes rendements restent faibles. Je me suis dit que c'est normal. Les légumes nourries aux engrais sont gavées à l'eau. Mes légumes sont certes moins volumineuses mais plus denses en nutriments...
Mon sol se dessèche énormément et lors de la canicule, rien ne pousse bien, sauf des petits coins du potager paillés préalablement. J'arrose donc pour sauver quelques kilos de haricots...
La succession des légumes du potager, du printemps à l'automne ne suffisent pas pour améliorer sensiblement le rendement.
J'ai testé le paillage, avec le foin et les feuilles du noisetiers.Ne disposant pas de quantités énormes, j'ai paillé un peu, en couche de quelques centimètres.
J'ai fais une année d'expérience, le sol paillé fin mai, les tomates plantées dedans, deux jours après, j'ai retrouvé quelques squelettes des tomates, mangées par les limaces. Je soulève alors le foin et je découvre des tas de limaces, allongées les unes à côté des autres....du jamais vu.
J'enlève donc le paillage et abandonne la méthode de paillage permanent. Pour cause de la prolifération énorme des limaces. Or, là, j'ai commis une erreur fatale.
Il fallait insister, modifier un peu la démarche. Prévoir l'action des limaces. Les ramasser avant le semis et la plantation ou utiliser les granulés de phosphate de fer pour diminuer la quantité des limaces au moment de plantation... Mais, j'étais dans un esprit radical, je ne voulais pas tuer des limaces. Et les ramasser? Le jardin est grand... Or, il fallait continuer.
Je n'ai trouvé nul part, dans les livres sur le non travail du sol, la permaculture..le jardin bio, des informations essentielles. Aujourd'hui, je les ai. Jusqu'à la preuve du contraire évidemment.
Le mois d'août 2020 est le début d'un nouveau jardin ardennais, année 0 d'une nouvelle démarche.
Pour objectif, diminuer le temps de travail pénible passé au jardin. Je vieillis.
Supprimer ou diminuer à maximum le besoin d'arrosage lors de canicules et chaleurs.
Créer un potager qui est indépendant de la quantité de précipitation.
Créer un potager - réservoir d'eau de pluie in situ.
Obtenir des rendement élevé, soit 5 kg de légumes mini au mètres carré, tendre vers 10 à 20kg.
Comment y arriver?
Par le paillage permanent, mais en ayant quelques repères essentiels en tête.
...Dernière page du carnet précisera ma feuille de route...
mardi 28 juillet 2020
Sécheresse...
Le soleil de juillet brûlent moins que l'été dernier, mais la sécheresse estivale rend la vie difficile aux jardiniers qui ne disposent pas d'eau en abondance pour arroser les cultures.
Même les oiseaux se taisent. Courant le mois de juin, dès 04h00 du matin, un merle chantait sur l'antenne de la maison d'en face. Dès mi-juillet, silence. Vers 06h00 du matin, on entend parfois,
croa - croa d'un corbeau solitaire, le chant des tourterelles. Le merle est pourtant toujours là, mais silencieux.
Vers midi, si le soleil est là, les papillons envahissent les fleurs comme les origans sauvages, lavandes...Des herbes de la prairie, la stridulation des grillons s'élève...
On annonce les chaleurs ardentes pour la fin de ce mois de juillet sec et couvert.
Je prévois les ombrages ( filet, plaques, bois, vieux draps, tapis, canisses) sur les salades, courges butternut et une partie de tomate.
Les haricots, carottes, pommes de terre plantées en juin et début juillet, le reste des tomates resteront sans protection.
Un arrosage voire deux sont à prévoir pour les salades vendredi et samedi. C'est selon la météo.
J'arrose toutes les cultures sauf les haricots nains semés courant le mois de juin (ne fleurissent pas encore), les pommes de terre plantées en juin et début juillet (paillage).
Toutes les autres cultures, salades, basilic, concombre, tomates, courgettes et potimarrons, butternuts, haricots en floraison et en cours de croissance des gousses sont arrosées un jour sur deux selon leur apparence.
Les tomates sont arrosées une fois par semaine environ.
J'arrose depuis le début du mois de juillet, où je disposais d'une réserve de l'eau de pluie de 2 cuves de 1000l et quelques tonneaux, soit 3 000litres d'eau environ. Il reste 250l.
Alors s'il ne pleut toujours pas bien, je serais obligée soit arrêter l'arrosage...où recourir à l'eau de robinet.
jeudi 28 mai 2020
Sécheresse et chaleur...
Le rayonnement solaire est très élevé. La Météo France prévoit l'été plus chaud que d'habitude, cela promet...déjà les deux dernières années étaient très chaudes et sèches dans les Ardennes.
Comment faire face à une période de sécheresse alors qu'on ne dispose pas d'arrosage automatique ni de trop d'eau?
Comment adapter ses pratiques, son choix de plantes, son design du terrain pour sécuriser sa production de légumes et des fruits?
Les agriculteurs, les chercheurs travaillent déjà sur ces questions depuis longtemps.
Plusieurs pistes sont testés...
Voici mes pistes à moi, déjà mentionnés l'année dernière (voir aussi la rubrique" écologie", ou archive "2019 juillet 22"):
trois principes pour toutes les cultures:
- apporter de l'humus (compost mûr) dans le sol - évite la déshydratation du sol
- ombrager les cultures: planter à l'ombre légère selon les plantes ou créer une ombre artificielle
- pailler les cultures d'été gourmandes en eau , bien installées (attention aux limaces)
cultures d'été gourmandes en eau
- salades, tomates, potirons et courgettes, haricots:
- concentrer les cultures le plus près de mes réservoirs à eau de pluie
- regrouper les sur une petite espace
- pailler dès que les plantes sont bien grandes (diminuer le risque des limaces):
- apporter l'humus (le compost mur) au sol avant la culture d'été
- poser des ombrages surtout dans l'après-midi après 14h00
- tissus, draps
- filets,
- toitures translucides colorées jaunes, vertes, blanches
- branchages divers
- pour les professionnelles, les ombrages automatiques existent (société Ombrea)
- culture sous ombre naturelle du verger demi-tige ou haute-tige ou trognes pour une culture de printemps des salades, pois, oignons, ails, fraises
- culture sous la vigne installée sur les structures fixes : vignes...et cultiver les pois, salades....sous la vigne
- culture sous les haricots grimpants ou derrière l'ombre des haricots rame
- j'installe des variétés hâtives pour les pois et les carottes, avant le 15 avril
- les salades, je les plante dans les parties ombragées du jardin, semis fin avril, début mai ou alors dans le verger à l'ombre tamisé ou alors sous les filets/draps/branchages
- en novembre j'installe des ails
- en octobre je repique des salades sous abris - couches froides ou serre ou tunnel pour les protéger d'excès de pluies et du vent
Culture d'été
poireaux et choux et salade semis de fin mai, début juin:
- planter dans le verger, à la mi-ombre naturelle ou ombrager..
- arroser bien le sol avant la plantation
- pailler
- vérifier la présence des limaces (ramasser les limaces sous le paillage)
- repiquer les poireaux...