samedi 19 mai 2018

Limaces, escargots au potager ...

Ce printemps, j'ai pu observer des limaces dans les situations suivantes:


1 ° 
- une dizaine de petites limaces dans la barquette de semis des salades,
- je les ai découvertes le jour de repiquage des salades
- elles n'ont pas mangé mes semis, elles étaient blotties sous les salades ou enfouis dans le terreau

 2°
- une limace est rentré dans la barquette avec les jeunes poireaux
- elle a mangé un jeune poireau mal en point
- elle est partie toute seule sans revenir


- j'ai repiqué des jeunes salades de la barquette où elles vivaient avec les limaces
- une partie des plantules repiquées s'est fait dévorer
- j'ai aperçu la trace des limaces
- mais je penche plutôt sur une attaque des oiseaux et la limace est venue finir le reste


il y a des coin du terrain, où les radis et les pois se sont fait mangés (limace? chenilles?)
il y en a d'autres, à côté, ou tout se passe bien

Voilà. j'écarte les granulés bleus de l'utilisation. Je sème en pots des légumes sensibles le temps de comprendre comment faire pousser les choux...dans un sol vivant et plein de limaces...Est-ce possible? En compagnie de quelles plantes?  Semer quand?

Balade végétale et lumineuse sur l'île de Montcy Saint Pierre / Charleville - Mézières


un sentier à travers la petite jungle






le robinier faux acacia aux fleurs pleines d'abeilles - miel d'acacia est en cours de fabrication




mon sentier préféré au bord de la Meuse














la bardane aux feuilles énormes








le sureau noir aux fleurs très parfumées

c'est le temps des roses

la rose sauvage tournée vers la Meuse





la lumière rend les pétales diaphanes



un cornouiller


le cornouiller avec ses grappes de fleurs blanches à 4pétales

le cornouiller



la rose sauvage dont on mange en hiver les cynorhodons rouges


la ronce et ses fleurs

la ronce et ses épines


les fleurs de l'aubépine donnent des fruits


les prunelles grossissent

un silène


la prairie fleurie sur un talus mi-mai 2018


La végétation le jour de plantation des tomates...

Mon jardin et mes travaux au jardin sont liés à l'environnement, mon agenda est donné non seulement par les contraintes sociales, mais également par les contraintes environnementales, le rythme biologique, la météo, la floraison  des végétaux sauvages présents dans le jardin ou aux alentours.

Aujourd'hui, je vais planter mes tomates issues de ma pépinière improvisée, c'est le moment de la floraison des sureaux et des ronces et des roses sauvages et surtout, il fait beau.



le sureau noir en fleurs - Charleville - île de Montcy Saint Pierre


rosa canina - la rose sauvage

la ronce est en fleur


mercredi 16 mai 2018

Le sol

Faut-il avoir un sol avec beaucoup d'humus pour que cela pousse?
Je ne sais pas. J'en ai entendu parler. C'est même une exigence, un objectif à atteindre, une idée technique qu'on peut mesurer, qui permet de prescrire des recettes, des dosages, des méthodes d'apporter tel ou tel complément alimentaire au sol. Maintenant on nourrit plus les plantes mais on nourrit le sol (moi aussi, je suis dans cette optique, dans cet imaginaire là).

Mais, je m'interroge. Le sol dans la forêt amazonienne, en zone chaude et hyper humide avec des averses très puissantes, le sol ne contient rien, ou presque. Tout est rattrapé dans l'air , se décompose aussitôt. Pas de stockage intermédiaire. Cela pousse sans cesse, faut surtout pas couper la forêt, sinon, c'est le cataclysme.

Je propose une hypothèse des fonctionnement des sols.

Voici mon hypothèse pour les sols dépourvus du complexe argilo-humique (pour tout un tas de raisons):

Le complexe argilo-humique est un stock, un frigo, voire un congélateur ou la chambre froide.  Se frigo permet de fixer le surplus de matière organique non utilisé dans le sol. Il stocke d'autres éléments utiles, l'eau surtout.  Si le sol ne peut pas, ne peut plus constituer ce frigo, la plante qui pousse doit donc utiliser d'autres méthodes pour se nourrir, sans passer par le frigo.

Fonctionner à flux tendu, pour que la plante y arrive, le sol doit être performant, à température suffisante,  bien ressuyé, bien aéré,  la vie microbienne et les champignons en pleine action.
Pour y arriver, il faut que les plantes spontanés poussent, occupent le terrain, en hiver, au printemps, accompagnées de nos légumes préférées.
Le stock argilo-humique est en fait remplacé par le stock tampon constitué d'un réseau interconnecté de bactéries - champignons- plantes copines vivantes - une densité importante de racines vivantes. 


Tomate - mes plantations 2018 - les tomates sans protection

Je tente de cultiver les tomates dans un milieu réel, sans aucune protection ni sous forme de serre ou tunnel, ni sous forme de protection chimique comme la bouillie bordelaise ou un purin de prêle ou de d'ortie...

J'opte pour une autre forme de protection, difficile à décrire précisément puisqu'elle change et ne dépend pas de moi et des achats. Je laisse pousser les herbes spontanées sur le terrain avant le repiquage et je laisse lever les herbes pendant la croissance de la tomate. Je plante aussi des salades, des haricots, des carottes, je laisse pousser les plantains, les pissenlits, les graminées... et je les couche si gênant.  Je considère que les herbes qui lèvent spontanément sont parfaitement adaptées et dosées pour répondre au besoin du sol et des plantes et des microorganismes présents, en fonction de la situation hydrique et l'ensoleillement et la pente du terrain et la composition minéral du sol et...tout ce qu'on imagine même pas comme corélations....

En 2018

les sureaux et les faux-acacias sont en fleur. Si la météo le permet, je vais repiquer en fin de cette semaine les plants issus de mes graines de tomates cultivées sans aucune protection au Jardin ardennais.
Toutes les parcelles étaient enherbées jusqu'à début mai, au stade de floraison (prairie haute 70 à 80cm de hauteur), une partie a été rasé et laissé en place la semaine dernière, les autres sont toujours en place en pleine floraison. 
J'ai cultivé les tomates sur ces parcelles l'année dernière également ( et des salades et des herbes spontanées...je ne pratique pas de monoculture ni de rotation de culture, je fais un semis mixte).

L'écosystème sera-t-il résilient, les tomates suffisamment fortes?

Tomate - mildiou - article du 16 mai 2018

Je complète mon article sur l'hypothèse de la maladie des tomates, le mildiou, publiée le 13 mai 2018.
Où j'ai écarté le champignon comme étant la cause de la maladie.

Je précise également, que ce regard sur l'origine des "maladies" de nos tomates s'applique également sur les difficultés avec les pommes de terre, les ails, les choux, les arbres fruitiers... et tout être vivant que évolue dans notre environnement.
Ce qui a changé depuis 200ans, disons depuis 1840 environs c'est le taux d'azote et de phosphore minéral présents dans les eaux et des les sols et donc dans les corps et les cellules vivantes de tout organisme vivant. Les tomates y compris.


Je complète donc mon hypothèse du 13mai 2018:


La vie fait parti intégrante d'un système complexe, en mouvement permanent, non fixe, non statique, ou le minéral est connecté au vivant et ce système interconnecté et mouvant fonctionne de sorte de tendre vers un équilibre (le pH, la température, la pression...) sans jamais se fixer , mais qui oscille autour de lui. Cet équilibre est une plage acceptable, la limite. L'homéostasie.
Tous les phénomènes observables sont les manifestations de l'adaptation, de rééquilibrage du système qui tend rester dans la plage d'équilibre en utilisant des outils: les réactions chimiques, les hausses de température pour réduire la quantité de virus pénétré dans son milieu intérieur, la rétention de l'eau ou l'évacuation de l'eau pour diluer par exemple la matière toxique, la rétraction et la détente de muscles pour pouvoir réagir ou respirer, la décharge d'hormones pour augmenter l'énergie disponible pour faire face à une nécessité d'adaptation, une agression, une fuite ou un combat......... 

L'hypothèse s'appuie aussi sur:
- la notion de base de la chimie concernant les réactions chimiques entre les acides et les bases
- le phénomène de l'eutrophisation de notre environnement, observée depuis le début de l'industrialisation: la pluie acide et les dépôts acides dans les sols et nos maisons, nos jardins, nos forêts
- la notion de l'homéostasie du système complexe et dynamique incluant le vivant 
- la notion de l'épigénétique


La pluie acide (pH inférieur à 5.6) qui tombe sur les feuilles des tomates ou d'un autre végétal ou animal... extirpe des cellules des minéraux comme le calcium, le magnésium et le potassium qui peut induire, au-delà d'un seuil, le dérèglement physiologique de la plante, le stress et l'épuisement de ses défenses immunitaires voire la mort cellulaire et des parties atteintes.

Le dépôt acide accumulé dans le sol, fixe les minéraux (extirpe des minéraux du sol), les cations positifs dans son environnement pour rétablir un pH optimal du milieu. Ces minéraux (calcium...) deviennent donc indisponible pour les cellules des plantes. D'autres réactions en chaine se développent suite à ce phénomène de captage de calcium, puisque tous les minéraux sont liés et dépendent les uns des autres.  La plante va puiser ses réserves internes pour maintenir son pH de ses organes dans les limites de vie. Au-delà, les cellules meurent.

La survie de la tomate dépendra donc de son environnement et sa capacité de rétablir le pH du milieu, de neutraliser donc les acides, elle dépendra également des réserves internes pour neutraliser les acides et enfin, de la durée et la force d'attaque acide et d'autres facteurs qui favorise ou freine l'attaque...

La vie est complexe, tout bouge, tout est interconnecté, le minéral, le vivant, le pH, la température, l'ensoleillement, l'humidité....

Pour que la tomate développe ses défenses immunitaires, elle doit être exposée au milieu réel et elle doit pouvoir y résister bien ou mal pour pouvoir se reproduire (donc la dose reçue des polluants ne doit pas la tuer).
En contact avec ce milieu, si elle pourra survivre, elle pourra développer de génération en génération un système de défense et une capacité accrue d'adaptation.

Plus la tomate est connecté à son environnement vivant et minéral via les racines et les feuilles, les champignons et les bactéries, les autres plantes qui ont un effet régulateur voire médicinal...plus elle aura de possibilité de faire face.

 

dimanche 13 mai 2018

Tomate - mildiou article du 13 mai 2018

Avertissement: ceci est un article formulant une réflexion personnelle de Jana, une hypothèse et qui est en cours de teste et d'études dans le Jardin ardennais. 

Depuis le début de mon jardinage, je cultive les tomates en plein champs, sans aucune protection.
Je suis intimement persuadée que la tomate peut pousser dans un climat humide.
Je reproduit donc quelques variétés de tomates tous les ans, sous le ciel pluvieux des Ardennes,  en espérant de réussir a produire la variété résistante au mildiou.

Jusqu'à ce matin, je formulais encore le sujet de cette façon, obtenir une variété résistante au mildiou, donc au champignon responsable de cette maladie cryptogamique.

Maintenant, je reformule le sujet.

Voici l'hypothèse.
elle s'appuie sur une notion de base de la chimie concernant les réactions chimiques entre les acides et les bases et sur un phénomène observée depuis le début de l'industrialisation "la pluie acide".
Chimie: 

Acide et bases et le milieu aqueux
Les acides réagissent toujours avec les bases - minéraux. 

La pluie acide (ph  inf. à 5.6) qui tombe sur les feuilles des tomates... extirpe des cellules des tomates des minéraux comme le calcium, le magnésium et le potassium provoquant ainsi le dérèglement physiologie de la plante, le stress et l'épuisement de ses défenses immunitaires voire la mort cellulaire et des parties atteintes.

Les champignons qui fonctionnent comme les transformateurs de matière nécrosée ou toxique vont se propager sur la plante pour éliminer les partie atteinte... la limace fait de même, on peut l'observer également sur les feuilles des tomates atteintes fortement.

La présence du champignon qui se trouve sur la plante qui dépérit  ne veut pas dire que c'est lui qui est la cause du dépérissement. Il est là pour soigner ou pour nettoyer ce qui est mort. 

L'origine du déséquilibre et de l'épuisement de la plante est l'exposition aux pluies acides venues du ciel soit par le brouillard (très corrosif), la pluie, l'humidité , la neige, une exposition trop longue et trop forte qui dépasse les capacités de la plante et de son environnement de neutraliser les acides... 

L'humidité non plus, n'est pas le problème, elle constitue le vecteur des acides, elle transporte les acides contenues dans l'air . 
 
Donc, au vu de cette hypothèse, je reformule ma recherche des tomates résistantes.

Je tente à faire émerger, en plein air, des écosystèmes contenants des tomates capables de neutraliser, grâce à leur système immunitaire puissant et grâce à la présence d'une diversité de plantes, bactéries et champignons, les acides contenues dans l'air sous formes de pluies acides (acides sulfuriques et surtout acides nitreux et acide nitrique et l'ammoniac - dérivés d'azote ).
Les pluies acides, c'est un fait reconnu et connu depuis longtemps.
Les acides qui pleuvent sur nos œuvres, nos statues, nos enfants, nos façades, nos visages, nos légumes...
Pour neutraliser des acides, il faut disposer d'un écosystème résilient. 
Il ne faut pas se focaliser à produire une variété de tomate.
Il ne suffira jamais de chercher à produire une variété résistante, mais il faut chercher à produire, je dirais plutôt à laisser s'installer un écosystème résilient d'où émergera une tomate saine et forte.

Ce système immunitaire écosystémique est composé du monde minéral: calcaire, phosphore, sable, argile et du monde vivant: herbes, limaces, champignons, bactéries et virus.