mercredi 12 octobre 2022

Planter des arbres et arbustes

Dès la chute des feuilles c'est le moment d'y aller. 

Préparer le trou de plantation, utiliser des composts et des paillages à la surface, bien arroser après la plantation. 

L'arbre pourra s'enraciner courant l'hiver et profitera de la saison humide du début de printemps pour mieux résister à la sécheresse suivante, si la sécheresse il y a.

Un conseil, surveiller les jeunes plantations l'année suivante et arroser régulièrement si la sécheresse arrive.

Deux ou trois années après la plantation, l'arbre devrait être bien implanté, il profitera du paillage carboné et aura besoin de moins de surveillance. 

note: paillage carboné: paille, foin, BRF (bois raméal fragmenté), grossiers rameaux de bois,  composte de bois (ex; déchets de la ville de Charleville-Mézières demi-compostés)


 


Bois de taille des arbres est une source de l'humus

 Je crée tous les ans un nouveau tas de branches, brindilles issus des tailles des arbres et arbustes. 

Je ne dispose pas de broyeur et personnellement, je ne pense pas qu'un petit broyeur est suffisant pour couper le bois que j'ai. Sans parler du bruit énorme que cela produit. 

Alors, je me pose la question quoi faire, emmener tous cela en voiture à la déchetterie me semble irraisonnable et je perdrait la source de carbone/d'humus gratuit produit sur le terrain. 

Alors, la solution évidente, découper tous cela un peu, créer des tas de bois à l'ombre des arbres taillés et laisser faire la pluie, le gel, le soleil et les champignons et les bactéries... Il est possible d’accélérer la décomposition couvrant le bois bien humidifié par une bâche plastique pour créer des conditions idéales pour la croissance des champignons.

Attendre et laisser faire les autres...la nature. Et après trois ou quatre années, le bois est utilisables en jardin en paillage. Enfin, cela dépend du bois, sa taille et le temps qu'il fait.

Ces tas de bois serviront, en attendant, d'abri pour les insectes et abeilles sauvages ...



Entretien de fertilité humifère/ carbonée des sols du potager

      Je continue à pailler les partis de potager libres, pour maintenir la fertilité carbonée, je couvre les plate-bandes par une couche de feuilles (à venir) , de foin (ma prairie fauchée en juin et octobre) et des vivaces fanées et coupées là en fin de saison. Je n'utilise pas de compost mûr cette automne, je recycle les foins et feuilles fraîches issus du jardin.

Une couche d'entretien de 10 à 20cm est posée sur les parties déjà paillées au préalable, les années précédentes et qui sont déjà bien fertiles.

Une couche de 60cm de feuilles/foin est posé sur les plate-bandes sans aucun apport important en matière organique sèche les années précédentes. C'est une année 0 ou l'année de création de la fertilité. Les années à venir, un apport d'entretien de matière sèche sera apporté. Ou du compost.       

Temps des figues, pommes et noix

Je viens de terminer la récolte des noix et des pommes dans le verger. les figues continuent encore à mûrir, peu à peu, j'en ramasse une dizaine un jour sur deux. Le temps doux et ensoleillé a permis de faire sécher les noix au soleil. 

Cette année était une très bonne année pour les pommes, noisettes, noix, raisins, fraises , salades et radis de printemps, oignons et ails, carottes et pois de printemps, des pommes de terre, courgettes...deux cultures difficiles, butternuts et haricots d'été, peu productif.

Le verger des fruits et des arbres à noix est une des réponses au climat incertain. 

L'arbre  est une plante vivace, qui a la capacité de développer une relation très sophistiquée avec son environnement puisqu'il vit des années, contrairement aux cultures maraîchères et annuelles, plus fragiles. 

Et l'arbre nourrit énormément, des hommes, des bêtes, et le sol. Il enrichit le sol en champignons et humus. Il crée de l'ombre et gère l'humidité. 

5 raisons pour adopter des arbres à coque et à fruits:

1 Très nourrissant: votre steak et votre pain 

noix et noisettes: apport des protéines et des graisses et des fibres + vitamines et minéraux et...peut remplacer la viande au cas où

pommes, poires, figues: apport sucres, fibres et vitamines minéraux et eau vivante filtrée et améliorée par la plante 

2 Une source d'eau minéralisée et vitaminée de haute qualité

les fruits contiennent plus de 95% d'eau filtrée par la plante et qui contiennent des minéraux et des vitamines dans les proportions parfaites. Si vous mangez beaucoup de fruits, vous mangez un peu de sucre et de fibres et vous buvez la meilleure eau pour vous.

3 Aucun besoin d'énergie pour  les préparer

Ces deux groupes de plantes, noix et fruits fournissent l'ensemble des besoins en énergie. On peut les stocker, les transformer et n'ont même pas besoin, aucun besoin d'énergie pour les consommer, se mangent crus.

4 Peu chronophage, peu de travail nécessaire

Enfin, un avantage pour le jardinier qui mangent noix, noisettes, fruits...pas besoin d'être là tout le temps. L'arbre à sa vie, se débrouille. Le jardinier peut faire autre chose, partir même en vacances, se reposer. 

5 Améliore le sol , apporte l'ombre et stabilise le sol, crée de l'humus

 

 

 

jeudi 28 juillet 2022

Au verger je coupe...en vert

 La période sèche et pas trop chaude est un moment idéal pour tailler, couper des arbres.

J'ai trogné des saules, c'est à dire que j'ai coupé toutes les branches. Pour avoir tous les ans des branches fines pour tresser ou juste pour pailler. Je coupe les branches deux fois, une fois en mars, une deuxième en juillet. Les nouvelles branches vont encore pousser avant l'hiver.

Vignes, les rameaux de cette année raccourcis, trois quatre feuilles après les grappes. 

J'ai supprimé les extrémités des jeunes branches des figuiers, je l'ai fait déjà début juillet pour accélérer le grossissement des fruits. Les figues étaient déjà là, toutes petites.

Les vieux pommiers sont chargés de pommes cette année, rien l'année dernière. Cela me pose un petit souci, je ne sui s pas bien équipé en outils pour couper en hauteur et c'est le moment, même en aout de couper les branches qui poussent de travers. Je vais réfléchir. A part cela, je raccourcis les jeunes rameaux et coupe ceux qui poussent vers le bas ou vers le haut. 

Les pruniers, je raccourcie les jeunes pousses de cette année, j'enlève le bois sec ou les jeunes pousses qui poussent tout droit vers le haut.  Je fais de même pour les jeunes cerisiers sûrs. 

Cela me fait pas mal de bois. Sans un broyeur efficace, je stocke tout cela sous les vieux pommiers. Une source de carbone. Avec le temps, le bois pourrira.  

 

Tous les jardins ne souffrent pas de sécheresse

Me voilà de retour, derrière l'écran de l'ordinateur, pour dire que non, tous les sols ne souffrent pas de sécheresse.Une question est à poser aussitôt, quel est l'état de vos sols? Contiennent -ils de carbone, de matière organique? De quelle nature. En quelle quantité. Est-il labouré, biné souvent?  Comment se comporte-t-il quand vous verser de l'eau dessus? Elle ruisselle ? Elle s'infiltre immédiatement? 

Quels sont vos rendements au mètre carré? 2kg de pommes de terre? 5 kg de pommes de terre? 2 kg d'oignons? 10kg d'oignons? 2 kg de carottes? 5kg de carottes? 15kg de carottes?.... 

Lors d'une sécheresse, vos légumes poussent même sans arrosage ou pas du tout? Elles fanent? Elles tiennent?  

Les terrains qui souffrent de sécheresse sont les déserts en formation. Ce sont les sources des inondations à venir. Ce sont les terrains qui perdent le sol, la terre s'en va. C'est les faibles rendements. C'est des maladies en plus. Les érosions. Les feux. Les soucis de rendements et des soucis d'argent.

Je fais des observations dans le jardin, potager-verger-prairie. Il y a deux espaces:

 Potager avec un apports massif de carbone au départ pour restaurer la fertilité et des apports réguliers légers pour entretenir la fertilité :

J'ai restauré la fertilité d'une partie du potager il y a deux ans maintenant, j'ai apporté une couche très épaisse de compost de Waridon , env. 25cm (compost boisé demi-mûr)  et je pratique le mulch d'entretien avec du frais dès l'été jusqu'au printemps suivant, le mulch d'entretien de fertilité est épais de 10cm environ et composé des plantes vivaces du jardin, des feuilles d'automne et de foin du jardin (prairie fauchée). 

Une différence radicale par rapport aux années précédentes. malgré la sécheresse printanière, tout a poussé à merveille, grâce au soleil, la rosée du matin et le sol carboné et mulché. Sans arrosage. 

Rendement: ex: pommes de terre de printemps, de 90jours,  6kg/m2 sans arrosage aucun. Suivi par une culture de haricots nains, arrosés 2x en juillet (depuis la levée - phase floraison). Mulché.

Test de l'eau: l'eau s'infiltre aussitôt, aucune stagnation à la surface, pas de ruissellement.

Potager sans apport de carbone:

 Sol: Aucun apport de matière carbonée, ni compost boisé de Waridon, ni mon compost, ni foin, ni paille. Juste une faible repousse de mauvaises herbes courant automne et hiver, coupé en avril.  

La culture annuelle des pois, radis, oignons ou carottes. Fertilité très faible, pendant la sécheresse, rien ne pousse.   C'est un sol qui est souffrant, manque de fibres, ne retient pas d'eau, s'assèche vite, perd des minéraux, reste peu productif, réclame des arrosage régulier et aurait besoin d'apport de nutriments, d'engrais rapidement assimilables...bio ou conventionnels. Ce genre de sol ne peut pas rapporter ni de l'argent au paysan, ni de la nourriture au jardinier,  ni de la protection anti-inondation ou anti-feu des populations. Il tend vers le désert. 

Test de l'eau: quand je verse de l'eau dessus, la poussière flotte et se forme une flaque d'eau, qui va ruisseler sur les côtés.



 

vendredi 18 septembre 2020

4 idées pour restaurer un saul pauvre en carbone

Je suis une jardinière-maraîchère, qui souhaite des hauts rendements de légumes de qualité. Tout en évoluant dans un environnement verdoyant, autonome en eau et en fertilité. 

Je jardine sans aucun engrais, sans pesticides, je sème les graines non OGM et non hybrides. 

Avec apports irréguliers de compost, des foins et des feuilles d'automne. Je restitue les déchets de récoltes au sol. Je garde les racines dans le sol. Je fais pousser des fleurs mellifères sur les planches.

J'utilise la faux pour faire mon foin.

Cela n'a pas été suffisant pour  créer une révolution au potager. 

Chaque année, mon sol devenait plus pauvre... et la sécheresse estivale des trois dernière années a aggravé la situation.

Désormais, ma méthode répondra à quatre principes non négociables:

1 gérer le capital Carbone dans le sol

viser un sol riche en carbone , humifère, bon pour les cultures de légumes, des fruitiers: 

objectif: 8% voire plus selon les lieux 

Il peut être apporté de l'extérieur sous forme des déchets verts broyés, des composts demi-mûrs ou mûrs.

Il peut être produit sur place, sur le terrain lui-même sous forme de culture carbonée (branches, foins, pailles - on laisse pousser jusqu'aux grains, ou le stade de floraison à minimum).

phase 1 restaurer un sol pauvre en MO carboné année 0

Je vise 8% de MO carbonée pour un potager.

Quelle quantité:

pour augmenter de 1% le taux de MO carbonnée, il faut apporter :

- soit 5cm de BRF (bois raméal fragmenté ou le broyat des branches de l'année)

(ou équivalent BRF = compost ligneux déchets verts des villes / compost ligneux / feuilles sèches)

- ou 25cm de paille (selon les expériences chez le réseau MSV maraîchage sur sol vivant).

exemple: si mon sol est à 2%, je dois ajouter 6% = donc je vais poser sur le sol 6x 5cm de BRF ou 6x25cm de paille. Ce sera l'année 0 de mon potager, l'année de restauration du carbone.

phase 2 maintenir le taux de MO dans le sol les années à venir:

 Pour maintenir le niveau d'humus dans le sol 

(on a un sol déjà bien humifère, env 8%), il faut apporter tous les ans une certaine quantité de carbone sous forme de paillage (1 à 2cm équivalent BRF/compost ligneux  ou 5 à 10cm équivalent paille). 

2 gérer l'Oxygène 

L'oxygène en trop grande quantité serait toxique

- arrêt de labourer, pas de travail de sol, pas de binage

- couverture du sol (végétation dense et/ou tapis, bâches, paillages divers)

3 gérer la Lumière 

(hypothèse Redox - réaction de Fenton)

La réaction de Fenton se déclenche dès que les rayons solaires touchent le sol nu, non protégé ni par la végétation ni par la bâche, le paillage, la couche de compost, des cailloux... 

La réaction de Fenton elle est à l'origine d'une suroxydation et la destruction des sols qui deviennent poussière.

Empêcher le soleil direct de tomber, ombrager et surtout couvrir le sol. Pas un centimètre à nu. 

4 comment commencer? 

Choisir la surface en fonction de ressources locales disponibles (en argent, en quantités des composts, broyats déchets verts, pailles et foin, en temps disponible). 

Expérimenter et valider sur une petite surface avant d'élargir la démarche.

Ressources:  

 Une petite vidéo qui parle de la vigne et sa gestion et qui mentionne la réaction Fenton (minute 10...).

Sauver la vigne, le maraîchage...

Suivre également la chaîne youtube "Ver de terre production" qui publie des innovations du maraîchage sur sol vivant..biodynamie...principe Redox...