Ce matin, un peu avant 07h00 du matin, en allant relever la température dans le jardin, le froid m'a saisi et mon regard a glissé vers le ciel encore noir et endormi. Au dessus de l'horizon est-sud, assez bas, une grosse étoile brillait d'un éclat fort. Elle était énorme par rapport aux autres étoiles. Parfaitement visible malgré le lampadaire qui illumine tout le petit jardin et la cour.
Pour identifier ce corps céleste, je suis allé voir le blog de Guillaume Cannat, " Blog Autour du ciel ".
C'est la planète Vénus. La plus visible, éclatante début décembre.
Magique.
jeudi 13 décembre 2018
samedi 8 décembre 2018
Arbres en hiver
Je pense, que François CHENG voit une partie de mon monde. Du moins, il en parle dans ces poésies.
Arbres en hiver
"Branches dénudées
formant corolle
De tout votre corps
en traits de rigueur
en lignes de grâce
Vous dessinez le ciel
Dessinant l'élan
Dessinant l'envol
Sur fond de gris, de bleu
ou de violet
A l'insu des nuées
Vous nous faites signe
Quand passent les anges
de l'infini. "
Arbres en hiver
"Branches dénudées
formant corolle
De tout votre corps
en traits de rigueur
en lignes de grâce
Vous dessinez le ciel
Dessinant l'élan
Dessinant l'envol
Sur fond de gris, de bleu
ou de violet
A l'insu des nuées
Vous nous faites signe
Quand passent les anges
de l'infini. "
En silence
Je m'arrête, je m’assieds en silence, je prends le cahier d'extraits des textes qui me plaisent.
François Cheng, recueil A l'orient de tout, Double chant, éd.Gallimard 2005
"Avoir tout dit
et ne plus rien dire
accéder enfin au chant
par le pur silence
t'ouvrant là
à l'appel d'un geai
aux cris des cigales
au pin jailli de toi
te brisant les entrailles
sous le ciel uni
qu'effleur seul
un nuage"
François Cheng, recueil A l'orient de tout, Double chant, éd.Gallimard 2005
"Avoir tout dit
et ne plus rien dire
accéder enfin au chant
par le pur silence
t'ouvrant là
à l'appel d'un geai
aux cris des cigales
au pin jailli de toi
te brisant les entrailles
sous le ciel uni
qu'effleur seul
un nuage"
Un jour, les pierres
Encore un court texte poétique de François CHENG, pourquoi ces mots me touchent?
"Un jour
nous vous retrouverons
sur notre chemin
pierres
ignorées
piétinées
détentrices pourtant
de la source
de la flamme
du souffle de l'initiale
promesse
vous retrouvant
nous nous retrouverons"
Extrait du recueil de François CHENG, Double chant, Gallimard, 2005
"Un jour
nous vous retrouverons
sur notre chemin
pierres
ignorées
piétinées
détentrices pourtant
de la source
de la flamme
du souffle de l'initiale
promesse
vous retrouvant
nous nous retrouverons"
Extrait du recueil de François CHENG, Double chant, Gallimard, 2005
mercredi 5 décembre 2018
Balade fruits et feuilles
| Rosa canina- églantier et cynorrhodons - bombe à vitamine C |
Comme je l'ai déjà écrit, le début de décembre dans les Ardennes offre encore quelques fruits à déguster.
Pour les courageux, le goût est brut, sauvage, fort, saisissant. Très différent des goûts doux et sucrés auxquelles nous nous sommes habitués à force de manger que du cuit, que du cultivé.
Manger du sauvage nous rapproche de nos origines, nous rappelle que tous ce que nous mangeons, tous nos fruits et légumes cultivés, toutes nos roses sont des descendants des ancêtres sauvages, encore en vie quelques part, sur une friche , un terrain abandonné ou chez un particulier qui a découvert la valeur du sauvage et de la vie spontanée.
| des prunelles...du prunellier - c'est le moment pour les déguster |
| les nèfles du néflier germanica - toucher, quand c'est tout mou c'est bon à manger |
| Rosa canina - manger les cynorrhodons quand ils sont mous |
| le prunellier plein d'épines, pas trop vite... |
| c'est la confiture toute prête du cynorrhodons, le fruit, il doit être mou au toucher, presser l'extrémité, ne pas manger les pépins poilus! |
| la bourrache est très résistante, elle adore le terrain et le climat ardennais du jardin |
| une de mes fleurs bien aimée - le souci encore en vie |
| un arbuste de l'aubépine, les baies attirent des oiseaux qui mangent des insectes... |
| je trouve la couleur rouge et les arcs des rameaux épineux assez esthétiques |
| Dans une friche magnifique, ancien jardin verger? Une pomme jaune |
| feuilles des saules pleureurs |
| La silhouette du saule pleureur avec ses rameaux pendants et longs - un tableau de maître |
| Le tilleul dans le monastère de Montcy, quel âge a-t-il? |
| quelques feuilles teintées de jaune et roux tiennent encore, des réfractaires il y en a partout |
| D'autres feuilles en cours de transformation, retour à la poussière |
Nature?
Nature c'est autour de moi, les fleurs, les forêts, la rivière, les herbes...
Oui, et encore...bactéries, virus...
Oui, et encore...
Oui, la nature ce sont des objets autour de nous, en nous, notre corps aussi, c'est la nature.
Mais surtout, la nature ce sont des processus indépendants de notre volonté, issus d'une longue marche de l'évolution et en permanent mouvement.
Le cycle de l'eau, du CO2, la respiration, la multiplication cellulaire, la production de l'oxygène, la photosynthèse, la production de matière primaire, le cycle du méthane, l'ensemble des transformations chimiques et physiques, la création des atomes, des molécules, c'est la nature.
Les forces de gravitation s'appliquent à nous. Ces forces, c'est la nature puisque à l’œuvre avant notre intelligence et toujours à l’œuvre sans que notre volonté intervient. Nous y sommes soumis.
Les larves, les chenilles, les bactéries, les champignons, les chiens, les chats, les lions, les loups, les serpents, les chiendents, les pissenlits, les plantains, les roses, les églantiers, les sauges, les lavandes, les pommiers, les figuiers, les chênes, les ronces et les hommes, c'est la nature.
Savons-nous que la nature c'est le cœur qui bat, nos poumons qui respirent, notre sang qui circule, notre température corporelle qui se maintient dans les limites de la vie.
Que l'éternuement est un réflexe du corps dont on ne décide point?
Que la douleur est un mécanisme de défense de notre corps contre le danger qui se déclenche sans aucune volonté de notre part? Qu'elle nous informe sur nos limites physiques et psychique, à ne pas dépasser, qu'il faut se retirer, se reposer, fuir...
Dès qu'on se coupe un doigt, le corps met en marche, sans nous demander notre avis, tout un ensemble de processus afin de cicatriser la peau?
Un sol mis à nu lors d'un labour va se recouvrir des végétaux le plus vite que possible.
Savons-nous que la décomposition de nos déchets biologiques et même de certains plastiques et du béton se fait sans notre décision et notre invention? Qu'il s'agit d'un processus spontané qui se met à l’œuvre automatiquement, sans qu'on intervient dès que la peau de banane tombent sur la terre?
Si ce processus naturel, spontané n’existait pas, on serait enseveli sous les déchets, les feuilles, les brindilles, les cadavres d'oiseaux et d'animaux, nos morts s'entasseraient partout?
Faut-il rappeler encore et encore que l'homme a pu devenir ce qu'il est grâce à toutes les évolutions précédentes dont il est héritier. Sans bactéries, sans mousses, sans champignons, sans virus, sans plantes et leurs impactes sur le changement progressifs de la composition de l'atmosphère, elle n'était pas toujours respirables par nos poumons. Savons-nous tous aujourd'hui, qu' au début de l'évolution de la vie, l'oxygène n'était pas vraiment présent? Que le CO2 dominait? Et c'est grâce à l'apparition de la respiration cellulaire et la photosynthèse des plantes, que la part de l'oxygène a grimpé et la vie animale a pu se développer? Et l'homme a pu se former?
Faut-il encore rappeler que toute la matière à l'origine de nos richesses, nos repas, nos assiettes en papier ou en plastique, nos médicaments, notre charbon ou notre pétrole, est produite d'abord par la nature et ses processus de création de matière spontanée grâce à un phénomène génial qu'on appelle la photosynthèse.
La matière restante est issu des phénomènes spontanés géophysiques, volcaniques, évolutives de millions d'années voire des milliards d'années d'évolution pour aboutir à la formation des rochers aurifères, métallifères,des phénomènes de sédimentation, de pression, des réactions physiques et chimiques pour nous offrir des matières pour créer la chaux, le béton...les aciers..
Savons-nous tous que le pétrole n'est pas l’œuvre de l'homme, que la forêt et le bois poussent seuls et n'ont aucun besoin de l'homme pour s'épanouir?
Les fonctions multiples des friches, des terrains laissés à la nature, des forêts, des herbes spontanées dans les jardins, parcs, le long des route, sur les berges ne sont toujours pas pris en compte par l'homme ni par son imaginaire ni par ses économes ni par ses politiques ni par les comptables.
Souvenons-nous, notre imaginaire actuel populaire et élitiste, concernant notre rapport à ce qui pousse seul, sans notre aval, sans notre accord...est né à une époque lointaine ou la nature sauvage dominait, était omniprésente et semblait infinie. A une époque d'une faible densité d'occupation des territoires. Où on pouvait simplement bouger un peu plus loin pour retrouver de la terre libre et riche.
Or, les temps ont changé depuis. Les terres ne sont pas libres d'accès. Elles sont prises, occupés, la densité de la population a explosé.
Les forêts ne sont plus spontanées issus de semis mais cultivée, plantées souvent en monoculture.
La forêt comme un des régulateurs du climat, de l'eau et qui maintient la cohésion d'un territoire, qui tient le sol sous nos pieds, sous nos maisons, n'est plus omniprésente, ni centenaire ni mixte ni saine.
L'eau plus très bonne à boire, est devenue boueuse à cause de terres agricoles qui fuient, disparaissent, coulent lors des pluies vers les rivières.
La pluie au lieu d'être absorbée par la terre, l'emporte, l'arrache et l'emmène vers le bas.
Le champs ont perdu peu à peu de leur force à cause d'une surexploitation irraisonnée, ont perdu ce que la forêt sauvage a pu produire, de l'humus.
Les régions, les villages qui subissent aujourd'hui des glissements des terrains, des inondations se trouvent souvent dans des cuvettes, entourées des champs ou des vignobles ou alors des terrains de ski en hiver qui deviennent des pâtures en été et qui subissent donc un piétinement, un compactage qui diminue la capacité des terres d'absorber et de filtrer des eaux pluviales.
Oui, et encore...bactéries, virus...
Oui, et encore...
Oui, la nature ce sont des objets autour de nous, en nous, notre corps aussi, c'est la nature.
Mais surtout, la nature ce sont des processus indépendants de notre volonté, issus d'une longue marche de l'évolution et en permanent mouvement.
Le cycle de l'eau, du CO2, la respiration, la multiplication cellulaire, la production de l'oxygène, la photosynthèse, la production de matière primaire, le cycle du méthane, l'ensemble des transformations chimiques et physiques, la création des atomes, des molécules, c'est la nature.
Les forces de gravitation s'appliquent à nous. Ces forces, c'est la nature puisque à l’œuvre avant notre intelligence et toujours à l’œuvre sans que notre volonté intervient. Nous y sommes soumis.
Les larves, les chenilles, les bactéries, les champignons, les chiens, les chats, les lions, les loups, les serpents, les chiendents, les pissenlits, les plantains, les roses, les églantiers, les sauges, les lavandes, les pommiers, les figuiers, les chênes, les ronces et les hommes, c'est la nature.
Savons-nous que la nature c'est le cœur qui bat, nos poumons qui respirent, notre sang qui circule, notre température corporelle qui se maintient dans les limites de la vie.
Que l'éternuement est un réflexe du corps dont on ne décide point?
Que la douleur est un mécanisme de défense de notre corps contre le danger qui se déclenche sans aucune volonté de notre part? Qu'elle nous informe sur nos limites physiques et psychique, à ne pas dépasser, qu'il faut se retirer, se reposer, fuir...
Dès qu'on se coupe un doigt, le corps met en marche, sans nous demander notre avis, tout un ensemble de processus afin de cicatriser la peau?
Un sol mis à nu lors d'un labour va se recouvrir des végétaux le plus vite que possible.
Savons-nous que la décomposition de nos déchets biologiques et même de certains plastiques et du béton se fait sans notre décision et notre invention? Qu'il s'agit d'un processus spontané qui se met à l’œuvre automatiquement, sans qu'on intervient dès que la peau de banane tombent sur la terre?
Si ce processus naturel, spontané n’existait pas, on serait enseveli sous les déchets, les feuilles, les brindilles, les cadavres d'oiseaux et d'animaux, nos morts s'entasseraient partout?
Faut-il rappeler encore et encore que l'homme a pu devenir ce qu'il est grâce à toutes les évolutions précédentes dont il est héritier. Sans bactéries, sans mousses, sans champignons, sans virus, sans plantes et leurs impactes sur le changement progressifs de la composition de l'atmosphère, elle n'était pas toujours respirables par nos poumons. Savons-nous tous aujourd'hui, qu' au début de l'évolution de la vie, l'oxygène n'était pas vraiment présent? Que le CO2 dominait? Et c'est grâce à l'apparition de la respiration cellulaire et la photosynthèse des plantes, que la part de l'oxygène a grimpé et la vie animale a pu se développer? Et l'homme a pu se former?
Faut-il encore rappeler que toute la matière à l'origine de nos richesses, nos repas, nos assiettes en papier ou en plastique, nos médicaments, notre charbon ou notre pétrole, est produite d'abord par la nature et ses processus de création de matière spontanée grâce à un phénomène génial qu'on appelle la photosynthèse.
La matière restante est issu des phénomènes spontanés géophysiques, volcaniques, évolutives de millions d'années voire des milliards d'années d'évolution pour aboutir à la formation des rochers aurifères, métallifères,des phénomènes de sédimentation, de pression, des réactions physiques et chimiques pour nous offrir des matières pour créer la chaux, le béton...les aciers..
Savons-nous tous que le pétrole n'est pas l’œuvre de l'homme, que la forêt et le bois poussent seuls et n'ont aucun besoin de l'homme pour s'épanouir?
Les fonctions multiples des friches, des terrains laissés à la nature, des forêts, des herbes spontanées dans les jardins, parcs, le long des route, sur les berges ne sont toujours pas pris en compte par l'homme ni par son imaginaire ni par ses économes ni par ses politiques ni par les comptables.
Souvenons-nous, notre imaginaire actuel populaire et élitiste, concernant notre rapport à ce qui pousse seul, sans notre aval, sans notre accord...est né à une époque lointaine ou la nature sauvage dominait, était omniprésente et semblait infinie. A une époque d'une faible densité d'occupation des territoires. Où on pouvait simplement bouger un peu plus loin pour retrouver de la terre libre et riche.
Or, les temps ont changé depuis. Les terres ne sont pas libres d'accès. Elles sont prises, occupés, la densité de la population a explosé.
Les forêts ne sont plus spontanées issus de semis mais cultivée, plantées souvent en monoculture.
La forêt comme un des régulateurs du climat, de l'eau et qui maintient la cohésion d'un territoire, qui tient le sol sous nos pieds, sous nos maisons, n'est plus omniprésente, ni centenaire ni mixte ni saine.
L'eau plus très bonne à boire, est devenue boueuse à cause de terres agricoles qui fuient, disparaissent, coulent lors des pluies vers les rivières.
La pluie au lieu d'être absorbée par la terre, l'emporte, l'arrache et l'emmène vers le bas.
Le champs ont perdu peu à peu de leur force à cause d'une surexploitation irraisonnée, ont perdu ce que la forêt sauvage a pu produire, de l'humus.
Les régions, les villages qui subissent aujourd'hui des glissements des terrains, des inondations se trouvent souvent dans des cuvettes, entourées des champs ou des vignobles ou alors des terrains de ski en hiver qui deviennent des pâtures en été et qui subissent donc un piétinement, un compactage qui diminue la capacité des terres d'absorber et de filtrer des eaux pluviales.
lundi 3 décembre 2018
Manger des fruits frais ardennais en hiver?
Le sentier que j'arpente régulièrement est recouvert d'un tapis de feuilles, les branches des arbres sont dénudées et laissent apercevoir le ciel gris gorgé d'eau.
Il pleut, rien à faire au jardin, j'y vais pour regarder l'activité de vers de terre et pour observer la croissance des choux, des herbes sauvages, des épinards, des ails et des salades d'hiver.
Je récolte encore navets, radis noirs et radis roses de Chine, persil et épinards..
Lors de mes balades aux environs de Charleville, je peux déguster quelques fruits de saison, les nèfles qui se mangent toute molles, les fruits rouges de l'églantier (cynorrhodons) qui contiennent maintenant une sorte de confiture acidulée et agréable au goût et bien sûr les prunelles, petites boules bleues protégées par les épines de l'arbuste.
Les kiwis donnent également les fruits actuellement, mais pour cela, il aurait fallu les planter dans son jardin. J'ai acheté il y a quelques années un plant de Kiwi variété Boskoop, vendu comme autofertile, mais pour le moment il n'a même pas fleuri. ...
Dans le garage, pommes et quelques coings.
Les conserves de mirabelles et de cerises complètent le menu fruitier des mois à venir avec noix et noisettes.
Inscription à :
Articles (Atom)