mercredi 14 mars 2018

Mars au jardin - cueillette sauvage

Sous les arbres, j'ai aménagé une zone ensauvagée, je laisse la végétation spontanée de s'y installer. le lieu est mi-ombragé, frais, riche et je peux y cueillir les pissenlits, plantains, cardamines hirsutes, alliaires et lamiers bientôt.

Mois de mars,  c'est  un temps de la première verdure sauvage.
Aménager dans le jardin un coin semi-ombragé permet de profiter de la cueillette des plantes sauvages pleine de micro-nutriments et des minéraux.

Les ails sont verts, les ciboulettes commencent à pointer leurs tiges fines, le persil sous le cerisier pousse lentement, la mâche pousse aussi et les pains de sucre devraient pas tarder.

Comment manger toute cette verdure ? En salade ou sous forme de pestos avec l'huile d'olive et ensuite avec les pommes de terre ou sur une tartine de pain...




samedi 17 février 2018

Balade botanique - Voie verte

la gestion des berges par le castor

la floraison des noisetiers - chatons mâles



la floraison des aulnes - chatons violacés mâles




le lichen sur le tronc d'un frêne - une association typique


les arums


orchidée sauvage - orchis

le lierre grimpant en couvre-sol

la forêt minimaliste -la vie explosera par les sous-bois

Et le jardin?

Le jardin - ...potager-verger-parc-jardin des simples... - se gonfle d'eau, absorbe et décompose les épluchures et les feuilles mortes, les tiges des fleurs fanées de l'année dernière... Les insectes apparaissent dès que le soleil réchauffe un peu l'air. Les vers de terre et les champignons (invisibles à l’œil nu)  font leurs travail d'architecte du sol, d'aération et de renforcement des galeries... les limaces sont aussi bien là. Les vivaces se manifestent, les alliacées poussent (tulipes, scilles, narcisses, ails, ciboulettes,..). Et les noisetiers sont en fin de floraison, leurs chatons commencent à tomber. je les ratisse et je les pose sur les plate-bandes.

Donc, je laisse et j'observe. je cueille quelques mâches et ciboulettes, de l'oseille et des ails sauvages (verdure).

Et je passe mes commandes de graines, je trie mes graines à moi de l'année précédente. J'imagine le jardin en 2018, je dessine des croquis. Je prévois des multiplications des vivaces courant mars et avril. Et surtout, je prépare les semis à l'intérieur des certaines graines, salades, céleris, poireaux, fenouils...choux et ensuite des tomates, piments, aubergines..

Et quand je vais semer dehors, directement en place?
Une fois la terre bien réchauffée, pas trop humide dans le jardin. Selon les parcelles. Celles qui sont à l'ombre, un peu plus tard que celles bien ensoleillées.
D'après mes expériences précédentes et le climat ardennais, pas avant le mois de mai. Ou alors, fin avril pour radis-pois-salades- blettes - carottes - panais - betteraves. Je dirais plutôt courant le mois de mai. Après la floraison des lilas au jardin.
Même les pommes de terre vers le début du mois de mai. Là, je fais une expérience, j'ai mis des pommes de terre issues de la récolte 2017 en terre courant octobre 2017, sous un mulch de feuilles mortes et des épluchures de cuisine fraîches non compostées. J'attends maintenant.
... Patience....



samedi 10 février 2018

Balade botanique - réveil de la végétation


Le début février, la vie reprend. La neige et l'eau.

Les noisetiers, les bouleaux et les aulnes fleurissent depuis deux semaines. Leurs chatons pendent en abondance.

Les perce-neige et les primevères, parfois les crocus en fleur.
Toutes les alliacées (tulipes, narcisses...ails) ont sorti leur feuilles pointues et allongées couleur vert-foncé.



perce-neige début février 2018
primevère
le jardin couvert de feuilles avec des bourraches depuis l'année dernière toujours vertes


Dans la litière forestière, le mycélium des champignons se développe, nourri par les ails sauvages et autres plantes amies, entouré par les feuilles mortes en décomposition. Des glands pointent leurs germes. Des plantules couvrent le sol forestier. Et les ails sauvages ou les ciboulettes bordent le chemin. J'ai pu observer que les racines des ails sauvages sont liés aux filaments des champignons et aux morceaux de bois mort. Ils poussent à l'ombre des arbres, au milieu des chênes et des noisetiers.

Les orchidées (orchis mâle) ont sorti les feuilles épaisses à leur place habituelle.

Les arbres restent dénudés, et cela va prendre encore quelques mois avant qu'ils débourrent.
Mais la sève chauffe et le sol gonfle peu à peu avant l'éclosion du printemps.

Le lierre est en pleine fructification, toujours vert et imposant, enlaçant des troncs nus des arbres.
Les géraniums sauvages couvrent le sol en coussin de verdure, en compagnie bienveillante des alliaires et des gaillets, des pimprenelles,  des plantes de lisières, de bordures, souvent au pied des rochers et des haies.



lierre grimpant fructifie
 

au pied du rocher - plein sud - massif des gaillets et alliaires

les gaillets


couvre sol des arbustes (prunellier): lierre et alliaire et litière


alliaire


la pimprenelle sur le rocher

les feuilles finement découpées de la pimprenelle (le goût de concombre)

le massif des géraniums sauvages - au pied du rocher

 



 




Février - balade poétique


le sentier immergé










samedi 20 janvier 2018

Silence

Ces derniers temps, j'ai remplacé la parole écrite par les images. Un silence, une absence de commentaire volontaire. Un temps d'observation, de ressenti, d'écoute. La saison hivernale s'y prête.
Le rythme qui impose le repos, la pluie rend des chemins impossibles, le jardin absorbe les eaux et consomme feuilles, foins, épluchures.
Le corps diminue son activité en suivant le soleil sur sa route vers l'équinoxe du printemps.

Une multitude de pensées s'agitent et émergent de mon corps, je tente de les organiser, les structurer, leur donner une architecture, une trame afin qu'elles puissent enfin sortir, plus claires, plus puissantes.

Le jardin ardennais bouge, c'est un lieu, un lieu physique, concret, et c'est aussi un concept, un regard sur le monde, une manière d'avancer. Des observations multiples, des apprentissages quotidiens et de leurs confrontations à l'environnement naissent des idées, des hypothèses, des propositions.
Enfin, des applications , des gestes, des expériences surgissent peu à peu, s'appuyant sur les hypothèses en validant ou pas ces dernières.

Observer - Interroger - Douter - Imaginer - Formuler des hypothèses - Expérimenter - ...Observer encore ...

Nous regardons souvent le monde, les choses, les situations de trop près, souvent avec les lunettes des autres. C'est comme contempler un tableau impressionniste le nez collé au tableau, en fonction de notre position, on verra une tâche jaune ou bleu ou rouge... on pourra même se disputer qui a raison...or... tout le monde dit vrai mais ce n'est pas la vérité du tableau. C'est uniquement en faisant quelques pas en arrière que l'ensemble du tableau devient visible, compréhensible.
Et la beauté apparaît.

Et la vie me semble être un mouvement rythmique, on s'approche on s'éloigne, on regarde de près, de loin..On tangue, on dodeline, on titube, on oscille, on vibre.
Ce mouvement permet de mieux voir la réalité, d'appréhender des situations à risque pour nous.
Plus le terrain est accidenté, plus le temps est orageux, et plus souvent on alterne son regard, on regarde sous les pieds, on lève la tête pour ajuster nos pas à venir.






mardi 2 janvier 2018

Sous la neige...


Le long du canal de la Meuse, sur l'île de Montcy Saint Pierre, un sentier encore presque sauvage, offre un spectacle émouvant toute l'année. La ville gère ce sentier selon les principes d'un paysagisme durable et doux, limitant des interventions au maintien du sentier sans intervenir au niveau de la végétation, les berges se couvrent alors des plantes , fortes et puissantes, dotées d'un caractère ardennais, remplis de la sève issue de la roche locale. 
J'apprécierais qu'on ne fauche que le sentier étroit et qu'on ne touche pas du tout la végétation sur la berge, près de l'eau.
Je trouve qu'un sentier sinueux bordé par une végétation haute d'herbes sauvages est d'un esthétisme inégalé, qui offre par ailleurs le gîte et le couvert aux insectes et aux oiseaux...une biodiversité forte sur un sol puissant.
 



église de Montcy Notre Dame

le long du canal à Montcy Saint Pierre



les cynorrhodons


mon sentier préféré...

la renouée du Japon une plante mise sur index

ce tronc sert d'abri pour multitudes d'oiseaux et d'insectes

une statue "naturelle"


en silence je marche


au bord de l'eau


une blancheur tamisée





on sens la ville respirer doucement...