samedi 1 juin 2019

Un petit aperçu des travaux ...

Profiter du beau temps, avant la nouvelle vague annoncée de pluies:
  • récolter les fleurs des sureaux, 
  • aménager le jardin d'ombre, 
  • tailler les sauges, alchémilles, mélisses, 
  • semer les haricots Artemis, 
  • planter les potirons et les courgettes élevés en pots...
  • surveiller les limaces autour des courgettes, 
  • nettoyer le massif des groseilliers et couper les ronces qui y poussent tous les ans en mai
  • prendre quelques photos du jardin
Faire attention au dos, plier bien les genoux, se relever régulièrement, protéger les mains.
Alterner les différentes activités entre le potager et le verger. Marcher, s'agenouiller, se plier, se redresser...

Observer les insectes, les oiseaux, les plantes...Imaginer le monde invisible d'insectes et de bactéries.
Être conscient de l'ensemble d'interactions en cours. Respirer de l'air et être conscient que l'air est un élément d'échange universel, entre l'homme, les plantes, les animaux...c'est un lien entre le vivant.


jeudi 30 mai 2019

Plantes à sécher, produire son sel végétal

C'est le moment de récolter et de faire sécher toutes les plantes aromatiques et médicinales qui sont en train de pousser et fleurir. Dans mon jardin et aux environs, c'est le moment de floraison et de croissance de mélisse, menthe, alchémille, sureaux noirs, thym, origan sauvage, livèche, orties (graines et feuilles)...

Je sèche tous les ans les ombelles des sureaux noirs, faciles à reconnaître et à sécher, une tisane sureau-miel-citron est une boisson que j'aime beaucoup. Le miel relève le parfum agréable du sureau, sans miel, ce n'est pas du tout la même chose...

La livèche et les orties peuvent être séchées et réduite en poudre pour confectionner le sel végétal.

Le sel végétal?
La livèche tout comme l'ortie, le persil, le céleris... contiennent une grande dose des sels minéraux en comparaison avec nos légumes traditionnels; les sels de potassium, sodium, magnésium...et calcium, fer, silice, phosphore...).

Semis de fin mai

En barquettes, je sème des salades (frisées, scaroles), des choux d'Aubervilliers, des basilics.
Le repiquage prévu fin juin, début juillet.
Il est toujours possible de planter tous les légumes, pois, haricots, pommes de terre, tomates, courgettes....le jardin peut être crée qu'en juin, il donnera en été et en automne.

 

Salades, radis, pois...

Le temps frais et humide convient parfaitement aux salades et aux radis.

Les pois précoces sont tous en fleur avec les premières gousses plates. Une très belle floraison des pois "Petit provençal".

Les pommes de terre s'épanouissent sous la ramure du vieux pommier, à la mi-ombre.

Les plus belles salades sont de la variété Rouge grenobloise, une belle croissance, je récolte des feuilles issues des semis du mois d'août 2018 (les salades ont passé l'hiver 2018/2019 dehors).

Les radis 1/2 long, poussent très vite, la meilleure période de semis en 2019 dans mon jardin, c'est la fin avril et le début mai. Les semis de fin février ont donné des radis un peu trop piquants.

mercredi 29 mai 2019

Les tomates après la période humide aux matins frais

Une légère inquiétude s'empare de la jardinière. Sa silhouette se fraie le chemin entre les plate-bandes dans le brouillard matinal. Son corps penché, elle observe les feuilles des tomates repiquées depuis une semaine environ. Elles sont pleines de taches, un peu décolorées, pas très en forme.
Une légère ride sur son visage. Faire confiance, les tomates ont plusieurs millions d'années d'expérience et de co-évolution derrière elles. Les journées à venir s'annoncent plus chaudes et plus sèches. Elle fera le point dans un mois. 

dimanche 26 mai 2019

Tomates non abritées

Juste avant l'orage, toutes mes tomates et mes poivrons élevés en pépinière (sur mon balcon) sont en pleine terre.
Une petite partie est abritée, la majorité se trouve dehors, sans aucune protection.
Après l'orage de samedi, l'air est gorgée d'humidité.

On annonce, sur les sites de météo, 4°C au petit matin (je n'y crois pas trop), le temps perturbé.

L'ensemble de variétés repiquées fin mai 2019:
  • tomates:
semis du 21mars 2019:     Prune noire - Anna Russe -Gregory Altaï
semis du 01er avril 2019: Ida Gold - tomate groseille sauvage rouge - Oxheart - Anna Russe
  • poivrons:
semis du 21mars 2019 : poivron long des Landes

On dit dans les livres et partout que l'humidité est le pire ennemi de la tomate.
Due à un champignon microscopique et préhistorique... omniprésent.
Je pense que le champignon n'est pas la cause du problème mais la conséquence d'un déséquilibre plus important, en amont de sa prolifération.
J'ai pu observer à plusieurs reprises la mort des magnifiques plants de tomates, suite à une période de "hammam" au jardin.
Je produit donc mes propres semences, depuis plusieurs années, en espérant, qu'un jour, les graines deviennent résistantes.
Je ne fume pas le terrain, je n'apporte pas de purins, je ne traite pas au bicarbonate ni au cuivre...
L'année dernière était sèche. Pas de mildiou. Cette année? A voir.






mercredi 22 mai 2019

Au nom de la rose...



Je rentre dans la pénombre d'un sentier arboré, au bord de la Meuse. Sous les branches des saules et des tilleuls, des cerisiers sauvages, une ombre verte s'installe. Les massifs des plantes gorgées de chlorophylle monte jusqu'à ma taille: cerfeuils des bois, orties en fleur, lamiers blancs, egopodes, renoués de Japon (importée par la riche bourgeoisie au 19e siècle pour décorer leurs jardins, par la suite, la plante s'est "échappée" des enclos et est devenue très fréquente lors des cours d'eau qui lui servent de moyen de transport, la plante colonise des parties des berges, on sait qu'elle supporte l'environnement très pollué, elle accomplit la fonction d'assainissement des berges et offre le nectar aux insectes pollinisateurs, entre autre)...

A la sortie du bosquet, une pente abrupte couverte de la végétation adaptée aux conditions difficiles marquées d'une forte érosion et du soleil direct. On y trouve des pimprenelles en grandes quantités, des silènes, quelques pavots, des muscaris (qui ont terminé leur floraison printanière), des graminées variées ...

Le sentier longe la Meuse, s'ouvre vers le sud, sur cette pente chaude, protégée du nord par un rocher ardennais en ardoise, en compagnie des aubépines et des prunelliers, des roses sauvages s'épanouissent.

Rosa canina, la rose sauvage, le cynorrhodon, l'ancêtre de nos roses.
Ses pétales tendres et douces renvoient des reflets éphémères d'un rose pastel.
Au petit matin ou au crépuscule, quand les rayons du soleil s'inclinent vers la terre, les couleurs s'offrent aux yeux des marcheurs. Puisqu'il faut marcher, regarder autour de soi et de s'arrêter, s'approcher de l'arbuste pour voir ce spectacle éphémère et gratuit.

De retour au jardin, j'observe des fleurs de la bourrache, les feuilles cloquées des salades, le feuillage gaufré de la sauge...


lamier blanc

Renoué de Japon

un insecte sur la feuille de la grande ortie

une colonie de pucerons sous la feuille de la grande ortie

la floraison du sureau noir


renoncule

Rosa canina ( fruit cynorrhodon)



Rosa canina, rose sauvage





silène enflé

la scabieuse

coquelicot

graminée en fleur

marguerite et gaillet mou

une légumineuse


bourrache très abondante cette année

la salade Brune d'hiver - semis aout 2018, a hiverné dehors

sauge officinale

un massif de sauge