dimanche 7 avril 2013

Sous la bâche noire, la vie

Le premier mars 2013, j'ai posé la bâche noire épaisse sur une partie du jardin enherbée courant automne et hiver. Hier, j'ai regardé... La majorité des plantes spontanée a disparue, restaient des plantes vivaces et quelques touffes de l'herbe que j'ai facilement enlevé à l'aide d'une fourche sans trop retourner la terre. Des vers de terre très nombreux, l'odeur de la terre agréable comme en forêt, la couleur noirâtre. J'ai recouvert la parcelle avec la bâche. La semaine prochaine, je pourrais planter des pommes de terre. La terre est légèrement mouillée, mais pas trop.

Semis des tomates - premières plantules

Une semaine après le semis des graines, voici les premières plantules. Semées dans une barquette en plastique, la terre du jardin tamisée. Disposée près de la fenêtre, maintenant, elles ont besoin de la lumière.


dimanche 31 mars 2013

Semis au chaud - tomates et poivrons

Je ne dispose pas de serre chauffée, mais d'une fenêtre et d'un balcon orienté au sud. J'ai rempli des récipients bas avec du compost de mon jardin (tamisé) et le 29 mars 2013 j'ai semé des premières graines:

  • tomates (prune noire, miel du mexique, groseille, rio grande)
  • poivrons: piments des landes, poivrons doux rouge (origine Croatie). 
La température de germination est de 18 à 20°C. Vous pouvez les disposer près d'un radiateur, pour germer, la plante a besoin d'humidité et de chaleur. Ensuite, il faudra la mettre au soleil et retourner votre bac à semis pour que les plantules poussent droit.

Le temps de germination (expérience 2012):
Les piments ont besoin de 15 à 20 jours, alors que les tomates germent assez vite, en une semaine.

Un mois après, quand les plantules développent des vraies feuilles, je les repiques dans des pots de yaourts ou autres. Et fin mai, dehors.

Une remarque importantes, j'utilise mes propres graines - 3e génération qui poussent dans les Ardennes (des petits enfants des graines bio achetées ).

Pourquoi faire ses propres graines?
(nota, ne pas utiliser des graines hybrides F1...)
Les graines sont des organismes vivants, elles ont donc la capacité de s'acclimater, à savoir, de s'adapter aux conditions environnantes. La première graine qui vient de loin (achetée dans le commerce, offerte par un ami d'une autre région) est comme une émigrée, elle aura du mal à s'adapter la première année à son nouvel environnement (le type du sol, les saisons, les pluies, la lumière...), ses enfants par contre, auront bénéficié d'une connaissance meilleure du monde et leurs enfants à eux seront parfaitement adaptés aux nouvelles conditions.
Important, il ne faut pas modifier le milieu artificiellement,  pas d'engrais rajoutés (pas de NPK chimique ni naturel, pas d'arrosage exagéré, pas de traitement chimique contre des maladies, les plantes ont besoin de développer les résistances, faut pas donc les traiter ou très peu ). Soigner la vitalité du sol (pailler, faire pousser des fleurs, pas de terre nue en hiver, tolérer des mauvaises herbes, au moins une partie).

dimanche 24 mars 2013

Pommes de terre sur le gazon sans le travail du sol

Allez voir la vidéo que je viens d'ajouter sur ma page "Vidéo".

Cela fait un moment que je me pose la question sur la culture des pommes de terre.  Convaincue que le bêchage n'est pas nécessaire au vue des connaissances acquises aujourd'hui sur les relations entre les plantes et le sol, le fait de creuser et butter des pommes de terre me gênait. Est-ce vraiment nécessaire et utile?

Si vous avez une prairie ou un gazon que vous désirez transformer en potager, la question se pose alors, comment se débarrasser de l'herbe. Eh bien, regarder la petite vidéo et faites l'expérience.
Sur 1 m2, pour voir.

Je vais faire de même, vers le 15 avril, en fonction du temps, je vais simplement poser les pommes de terre sur le sol, les couvrir d'un peu de compost (à Charleville, vous pouvez aller chercher le compost gratuitement à la déchetterie de Waridon avec une remorque ou des sacs). Un mois après, je recouvre avec la tonte de gazon, des feuilles.... Et encore une fois en pleine été. Ensuite, bon appétit.

Essayons, changeons nos habitudes séculaires, pénibles et qui sait, inutiles?
Vous jugerez selon votre propre expérience.

Courage.

dimanche 10 mars 2013

Premières fleurs

La hausse des températures du début de mars a fait éclore des fleurs des crocus, des perce-neiges. Les primevères sont en fleurs depuis le mois de février, malgré le gel assez fort. Des pâquerettes et bientôt des pissenlits vont suivre. Sur les plate-bandes du jardin pousse aussi des véroniques de perce et des cardamines hirsutes. Des feuilles des tulipes, des narcisses, des bourgeons rouges des échinacéas pourpres peuples la terre recouverte des grumeaux (travail des vers). Des vivaces vont pas tarder à se réveiller (la consoude officinale et la bourrache ont déjà entamé leur croissance).   
Au jardin, je taille des rosiers, des groseilliers et des framboisiers. Dans une semaine, je vais diviser des vivaces.  La terre est très humide, il faut patienter pour les semis des pois, fèves, salades, radis, navets, poireaux... Je vais planter des tuteurs pour préparer les semis des pois mangetout grimpants et des haricots rame (semis début mai). La terre est meuble et les piquets rentrent facilement. 
Dans une semaine ou deux, je vais commencer les semis en terrine,derrière la fenêtre, des tomates, des poivrons...    





samedi 16 février 2013

Le jardin jungle en Belgique

Je viens de découvrir une petite vidéo sur une forêt comestible, un jardin jungle à MOUSCRON, cela semble incroyable.
Regardez quelques images dans ma rubrique "VIDEOS". Le jardin est géré par l'association "Les fraternités ouvrières".

mardi 12 février 2013

Semences buissonnières - faire ses graines


Appel à souscription «  Semences buissonnières de Olga Widmer, Forum civique et Longo mai production



Appel à souscription
Depuis leur création les fermes de Longo maï produisent l’alimentation indispensable à leur subsistance : des céréales pour les consommations animales et humaines, des cultures potagères, des plantes aromatiques et médicinales qui associent plantes cultivées et sauvages, et des semis de fleurs pour les nombreuses abeilles et le plaisir des yeux.
Très vite se sont posées les questions de l’origine et de la qualité des graines et des moyens de réduire la dépendance au marché de la semence de plus en plus concentré entre les mains de quelques multinationales qui font de la sélection pour l’agriculture industrielle. La diversité des semences de plantes cultivées est en train de diminuer drastiquement.
La disponibilité des semences destinées à une agriculture paysanne est réduite par des lois et une réglementation de plus en plus restrictives. La sécurité alimentaire dépend dans beaucoup de pays du maintien et de la libre circulation des semences.
Une partie des semences de céréales provenaient d’autres fermes, mais la plupart des autres semences étaient achetées.
Manque de confiance en soi, manque de formation, croyance en la toute-puissance des « professionnels », beaucoup d’arguments nous empêchaient d’avancer dans ce domaine. Petit à petit, par des stages de formation notamment avec l’association Kokopelli qui oeuvre à la conservation de la biodiversité cultivée, une pratique de production de semences potagères et autres s’est mise en place et des petits ateliers d’extraction et de tri ont vu le jour sur les fermes.
En parallèle, des actions de sensibilisation du public ont été réalisées afin de faire comprendre tous les enjeux liés à la problématique de la semence. Des bourses aux graines avec des échanges et des dons de graines, des stages de formation, des expositions sur la production de semences au jardin, des conférences, des réunions avec différents réseaux européens travaillant sur ce thème sont organisés depuis quelques années.
Afin de poursuivre ce travail d’éducation à ces savoirs presque disparus, la nécessité de faire un film s’est imposée. Les images permettent de suivre l’intégralité du développement des plantes jusqu’à la formation de la graine et de montrer avec précision l’extraction et le tri des semences. Des dessins devraient être réalisés aussi afin de faciliter la compréhension là où c’est nécessaire comme les principes d’hybridation et autres concepts un peu plus épineux.
L’idée sous-jacente étant de laisser à disposition dans le futur les images afin de rendre possible à tout public d’y accéder, y compris des paysans sans moyens, des jardiniers néophytes, des communautés agraires dépossédées de leurs savoirs. Les commentaires en voix off seront traduits dans plusieurs langues.
Nous vous sollicitons aujourd’hui pour une aide financière afin de mener à terme ce projet : toute participation est la bienvenue y compris pour la diffusion de ce documentaire. Nous espérons pouvoir acheter le matériel en fin d’année 2012. Quant aux cinéastes professionnels, ils seront rétribués au fur et à mesure de l’avancement du projet. Un dossier décrivant le projet du film, le synopsis, les acteurs et le plan de financement est à disposition de ceux qui le souhaitent.

L’équipe des Semences buissonnières

Comment fait-on sa semence ?
« Est-ce que les graines que j’ai récupérées cet été dans mon jardin germeront ? »
« Mes tomates ne vont-elles pas dégénérer si j’en récupère les semences chaque année ? »
« Où se trouvent les graines sur les épinards ? »
« Mais comment extrait-on ces satanées semences de chicorées ? »
« Ah bon, la graine vient après la fleur ?... »
Quel(le) jardinier(ère) ne s’est pas posé une de ces questions un jour ou l’autre…
La nature généreuse distribue ses fruits sans compter et pour peu qu’on patiente un peu et que l’on ait un minimum de savoirs en poche, chacun est à même de produire ses propres graines. Pourtant, les outils de diffusion de ces savoirs et savoirs-faire sont rares : quelques livres, quelques séminaires et quelques vidéos sur You tube...C’est pour ouvrir ces pratiques à un public très large et à l’échelle internationale, que ce film présentera clairement en image et en détail toutes les étapes de la production de semences.
Chaque étape du semis de la plante à la semence finale et chaque geste qui s’y rapporte seront filmés.
Multiplier ses propres graines est bien sûr un plaisir, mais c’est aussi une nécessité :
les Monsanto, Syngenta, Cargill, Limagrain et autres multinationales tant dévouées n’ont toujours pas réglé la faim dans le monde. Loin s’en faut puisque leurs chimères biotechnologiques OGM, PGM et autres rendent les paysans dangereusement dépendants du marché de la semence. De plus, grâce à la redoutable efficacité de leur lobbying ils sont installés dans leurs monopoles par les législations
internationales. C’est pourquoi la production de semences n’est pas et ne doit plus être l’apanage de professionnels.
Alors reprenons confiance en nous et apprenons les rudiments de la production de semences, appliquons-les et diffusons largement nos connaissances et expériences.

Ce film constituera un outil pédagogique simple dans sa forme, sa compréhension et sa diffusion. Il est prévu de laisser une large place à l’image, quelques explications en voix off seront ajoutées au besoin. La durée du tournage sera de deux ans afin de filmer la production de graines bisannuelles.
Ce film est destiné à tous ceux et celles qui veulent faire l’effort de se réapproprier ce savoir partagé depuis des millénaires par les millions de paysans sur terre qui ont nourri l’humanité.
A vos graines…


Réalisation : Martina Widmer, Sylvie Seguin (Longo maï - Forum Civique Européen)
Image et montage : Olga Widmer
Lumières : Daniel Solomon

Contact : seedfilm@yahoo.fr

Souscription pour le film Semences buissonnières
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O Je pré-achète le DVD Semences buissonnières au prix de 20 euros, 25 CHF
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Pour les chèques :
à l’ordre du Forum Civique Européen, St Hyppolite, F- 04300 Limans
Pour les virements en France : Société Marseillaise de Crédit :
BIC SMCTFR2A / IBAN FR76 3007 7048 7811 2210 0020 092
Pour la Suisse : Pro Longo maï CCP-40-17-9 IBAN CH61 0900 0000 4000 0017 9