L'équinoxe de printemps - la longueur du jour et de la nuit est égale à 12 heures.
A partir de ce moment (20 mars 2017), les journées s'allongent pour atteindre leur maximum au solstice d'été (Saint Jean ou le 21 juin).
Cette périodecaractérisée par une augmentation de la lumière marque le début de végétation.
Premiers semis au jardin:
J'attends la floraison des fruitiers (pruneliers, aubépines, quetsches) pour semer des pois, planter des pommes de terre hâtives (charlotte) et repiquer ou semer des salades/radis dehors...
Je sème des tomates, des poivrons, des salades en bac, à la maison. Des choux et le basilic également.
Travaux du sol.
Je ne retourne pas le sol, en fonction du terrain, je passe parfois avec une fourche-bêche, mais cette année, j'ai pu bien pailler les buttes, il y a des pissenlits ici-là.
Sous la couche du paillis, les vers de terre et leurs associées ont bien "bêchés" le sol, la surface est couverte de billes (caca des vers de terre enrichie en minéraux et NPK naturel).
J'ai enlevé le reste du paillage de mes buttes (buttes basses), pour pouvoir semer des radis et des salades comme couvre-sol de printemps. Dedans, je vais y repiquer tomates, poivrons, basilics...poireaux plus tard en saison, vers fin mai.
Activité des vers de terre:
Énorme, comparée à l'année dernière (qui était diluvienne). Il y a des turricules absolument partout, dans le verger, sur les allées, sous le paillis sur les buttes. Une belle promesse de fertilité.
Côté nature ou plantes spontanées
La nature est abondante. Elle offre une profusion de pissenlits et d'orties. La saison est là pour manger des salades, des smoothies, des jus crus et des soupes vertes.
Les plantes vertes sauvages ou spontanées sont le plus grand réservoir des minéraux et d'autres molécules indispensables à notre vie en santé.
Les orties peuvent être séchées et moulues et servies par la suite en assaisonnement.
Le jardin offre des mâches et des pissenlits, orties, cardamines, véroniques... sauvages et comestibles.
A admirer : les sous-bois
Cela ne va plus tarder, les sous-bois vont se couvrir de petites fleurs blanches des anémones, du violet des orchidées sauvages, du jaune des ficaires.
Les perce-neiges ont fini leur floraison, suivies par les jonquilles jaunes, les violettes odorantes, les primevères en plein expansion, des muscaris...
Des tulipes développent leur hampe florale. Les massifs d'alliaires, de lamiers blancs, de gaillets ... tapissent littéralement le sol à la lisière des forêts.
Ce qui est commun à toutes ces plantes de printemps, ce qu'elles ont absolument besoin d'ombre des arbres en été et de la lumière au moment de la floraison au printemps.
En se promenant dans la forêt ce fin de mars 2017, près de Charleville-Mézières, vous pouvez voire surtout les anémones, qui profitent des arbres squelettiques sans feuilles pour fleurir en grands tapis blancs.
La promesse de feuillaison
Une fois la floraison des printanières terminée, les arbres de la forêt vont se couvrir de feuilles et entamer la métamorphose radicale de nos espaces, la photosynthèse, cette énorme usine de production de matière à partir de l'air, de la lumière et de l'eau du sol (un travail non payé par les hommes) va produire de la verdure en espace de deux mois environ.
Floraison des rosacées - fruitiers, aubépines, prunelliers, églantier sauvage
Mais avant cette feuillaison, il y a une étape à franchir, les rosacées, les fruitiers de nos vergers vont fleurir.
L'année dernière, la floraison des pruniers, cerisiers, poiriers, pêchers commençait vers le 10 avril 2016.
Cette année, les bourgeons s'allongent déjà, j'ai impression que le cerisier va fleurir fin mars....
A Pâques ou pendant la Fête de l'équinoxe ou du Retour du Soleil,
les fruitiers ainsi que les variétés sauvages seront en fleur.
Le blanc domine dans le coin et dans notre verger également.
J'observe des arbres, des arbustes, c'est un plaisir quotidien, de voir leurs bourgeons évoluer, petit à petit.
L'arrivée du printemps - partout sur la Terre?
Nous vivons dans une zone tempérée, sur un globe légèrement désaxée, ce qui permet le changement des saisons. Il y a des régions équatoriales, qui ne connaissent pas le printemps ni l'hiver. C'est toujours l'équinoxe, le jour et la nuit sont de même longueur et la végétation est permanente, les arbres énormes, avec des fleurs tout en haut de la canopée, souvent invisibles pour un petit homme à leurs pieds .
La floraison massive de nos sous-bois et des vergers et des haies sauvages en avril est un spectacle unique et réservé à ceux qui ont passé l'hiver...
mercredi 22 mars 2017
lundi 19 décembre 2016
Les arbres ...
Francis Hallé en parle si bien.
Cet après-midi j'ai pris en photo un arbre à moitié déraciné couché dans la forêt de Montcy Notre Dame.
Je l'observe depuis trois ans, il est parfaitement vivant, et de son tronc à moitié en décomposition poussent trois jeunes arbres, haut de 10 mètres ou plus à ce jour.
L'arbre tombé reste enraciné par une partie des racines et son tronc sert de support racinaire pour les nouveaux arbres, ce sont des bourgeons qui se sont réveillés après la chute de l'arbre qui continue donc sa vie.
L'arbre n'est pas un individu comme un homme ou un animal. C'est en fait une communauté, chaque branche est en fait un arbre plus petit qui est à l'image de l'arbre plus grand.
Chaque branche et brindille s'enracine dans le tronc qui mutualise la circulation des minéraux et de la sève.
Cet après-midi j'ai pris en photo un arbre à moitié déraciné couché dans la forêt de Montcy Notre Dame.
Je l'observe depuis trois ans, il est parfaitement vivant, et de son tronc à moitié en décomposition poussent trois jeunes arbres, haut de 10 mètres ou plus à ce jour.
L'arbre tombé reste enraciné par une partie des racines et son tronc sert de support racinaire pour les nouveaux arbres, ce sont des bourgeons qui se sont réveillés après la chute de l'arbre qui continue donc sa vie.
L'arbre n'est pas un individu comme un homme ou un animal. C'est en fait une communauté, chaque branche est en fait un arbre plus petit qui est à l'image de l'arbre plus grand.
Chaque branche et brindille s'enracine dans le tronc qui mutualise la circulation des minéraux et de la sève.
mardi 13 décembre 2016
Nouvelle vidéo pour évaluer la qualité de vie de votre sol
Pour connaître la santé et la vitalité de votre sol, je vous recommande de réaliser un petit test avec une motte du jardin plongée dans l'eau et observer son comportement dans le temps.
La démonstration réalisée par l'agriculture de conservation, merci de vous rendre dans la rubrique des vidéo formations.
La démonstration réalisée par l'agriculture de conservation, merci de vous rendre dans la rubrique des vidéo formations.
samedi 10 décembre 2016
Nouveau sur le blog
J'ai ajouté des pages sur le blog concernant la fertilité dans le jardin, les variétés des légumes et des arbres présents et une page concernant les difficultés rencontrées et des erreurs commises.
La fertilité du sol est crée par les plantes qui y poussent et les organismes du sol qui y vivent.
Plus il y en a, plus le sol est fertile. Les plantes enrichissent le sol en poussant.
Pour qu'il y ait des organismes vivants au sol, faut pas les perturber, ni tuer, faut pas ouvrir le sol et surtout, faut pas le retourner, il faut garder leur habitat intacte et les nourrir, c'est la plante qui les nourrit avec sa sève élaborée, les feuilles et brindilles qui tombent au sol et par les racines qui meurent et poussent.
Les difficultés me semblent pertinentes, dans mon jardin, dans le quartier où je suis, les facteurs limitants concernant les semis sont la température du sol, la protection des oiseaux et la gestion des limaces.
Un autre sujet concernent des maladies des tomates et des fruitiers jeunes.
Le mildiou et ses traitements, il y a tellement d'articles à ce sujet. Je pars du principe, que les tomates doivent pouvoir vivre en bonne santé et résister à la maladie. Je cherche donc depuis des années des tomates adaptées au faible ensoleillement ardennais et aux pluies abondantes. L'année prochaine je vais introduire dans le jardin des tomates cultivées en plein air, sans taille et sans tuteur, des tomates sélectionnées par Pascal Poot en France. Il s'agit surtout des tomates russes adaptées à la saison courte de Sibérie ( Grégory Altaï...Coeur de boeuf Anna Russe...).
Je continue également de récolter les graines de mes légumes que je ressème tous les ans afin de les adapter aux conditions du climat et du jardin.
La fertilité du sol est crée par les plantes qui y poussent et les organismes du sol qui y vivent.
Plus il y en a, plus le sol est fertile. Les plantes enrichissent le sol en poussant.
Pour qu'il y ait des organismes vivants au sol, faut pas les perturber, ni tuer, faut pas ouvrir le sol et surtout, faut pas le retourner, il faut garder leur habitat intacte et les nourrir, c'est la plante qui les nourrit avec sa sève élaborée, les feuilles et brindilles qui tombent au sol et par les racines qui meurent et poussent.
Les difficultés me semblent pertinentes, dans mon jardin, dans le quartier où je suis, les facteurs limitants concernant les semis sont la température du sol, la protection des oiseaux et la gestion des limaces.
Un autre sujet concernent des maladies des tomates et des fruitiers jeunes.
Le mildiou et ses traitements, il y a tellement d'articles à ce sujet. Je pars du principe, que les tomates doivent pouvoir vivre en bonne santé et résister à la maladie. Je cherche donc depuis des années des tomates adaptées au faible ensoleillement ardennais et aux pluies abondantes. L'année prochaine je vais introduire dans le jardin des tomates cultivées en plein air, sans taille et sans tuteur, des tomates sélectionnées par Pascal Poot en France. Il s'agit surtout des tomates russes adaptées à la saison courte de Sibérie ( Grégory Altaï...Coeur de boeuf Anna Russe...).
Je continue également de récolter les graines de mes légumes que je ressème tous les ans afin de les adapter aux conditions du climat et du jardin.
mercredi 16 novembre 2016
Vivre avec les limaces
Les limaces dans le jardin, j'ai trouvé une petite vidéo que j'ai tournée en mai 2015, une invasion des grosses limaces sur les feuilles d'oseilles à l'ombre du lilas. Le temps humide, le matin.
Avant de massacrer les limaces, j'essaie de comprendre ce qui se passe, pourquoi les limaces mangent parfois mes jeunes plantules, les salades repiquées.
Pourquoi il y en a trop certaines années.
Pourquoi elles sont là et quel est enfin leur rôle dans l'écosystème du jardin.
Et j'ai trouvé quelques renseignements utiles.
Dorénavant, je vais me servir des limaces comme indicateur de l'équilibre ou plutôt de déséquilibre de mon sol.
Je vais les nourrir avec leurs plats de prédilection pour éviter qu'elles ne mangent mes plantules.
Elles sont aussi utiles que les vers de terre et font parti de ces animaux produisant le mucus qui est une sorte de barrière protectrice contre les pathologies diverses (comme le mucus de nos intestins). Elles vivent dans le sol et se nourrissent principalement des débris dans le sol et de la litière à la surface. Ce qu'elles préfèrent, c'est des champignons, lichens, mousses,épluchures carottes, choux.... ombres, humidité....Elles creusent des galeries tapissées de mucus, ce qui permet une circulation de l'air , de l'eau et des nutriments dans le sol.
J'ai remarqué qu'elles adorent les choux chinois, surtout cette année, la sécheresse de septembre et d'octobre a attiré les limaces vers mes choux chinois, dévorées. Les limaces ont soif, faim quand il fait sec et cherchent à boire. Les plants juteux des choux, c'est idéal (si rien d'autre et juteux à proximité). Il semble que le choux doit contenir quelque chose essentiel pour leur vie, leur digestion. D'où cette attirance. Idem pour l'oseille, elles adorent mes oseilles. Le fait qu'elles grignotent les oseilles les fait pousser encore plus, l'oseille développe de nouvelles pousses, s'enracine, se ramifie.
Et les champignons, de retour de la forêt, je pose les restes des champignons sur la terre, ils sont rapidement envahi par les grosses limaces. Normal, le champignons est gorgé d'eau, plein de minéraux ce qui est parfait pour étancher la soif.
Donc, pour jardiner avec les limaces, en acceptant leur présence et protéger un peu mes cultures:
- je crée des coins à limaces avec l'eau et la nourriture en abondance à 1 mètre du potager
- je cultive les bordures autour du potager pour les limaces: zone sauvage, haie fruitière, oseilles..pour nourrir les limaces et les oiseaux, pour créer des couloir pour les déplacements des hérissons....
- je crée des tas de bois morts pour les insectes et autres animaux, hérissons...
- je laisse des débris au sol, les racines des vivaces et des annuelles dans le sol (sauf légumes racines) pour équilibrer la part du carbone et d'azote et pour nourrir aussi les champignons. L'équilibre champignon/limaces, si pas de champignons, il y aura trop de limaces.
- et les vers de terre s'installeront aussi.
Le jardin "propre" va provoquer la prolifération des limaces et leur voracité puisque les bêtes sont simplement affamées.
mercredi 2 novembre 2016
En novembre les feuilles tombent...
La couleur de ce mois est jaune et rousse. Sortez vers 17h00 dehors , et regarder le feuillage dorée à contre jour. ...
Le son de ce mois ci c'est le bruissement, le craquement des feuilles sous mes pas, je marche , je plonge dans les épais tapis des feuilles du tilleul, charme, érable et platane....
Mon activité principale c'est le ramassage des feuilles des arbres: cerisier, noisetier, noyer pour nourrir le sol du potager et des arbustes fruitiers. Je dispose des feuilles autour des carottes, des choux, des fèves, des salades et partout ou la terre est nue suite à la digestion totale du paillage estival. Enfin, en fonction de la quantité disponible des feuilles et autres brindilles et tiges.
Le temps est sec ce qui ne facilite pas le travail, le feuillage étant très léger. C'est un plaisir de toucher les feuilles, c'est facile du point du vue musculaire, même un enfant peut le faire, et c'est parfumé, j'adore cette odeur humique des feuilles en décomposition.
Et le silence s'installe. Enfin, on entendra plus le bruit des tondeuses.
Le son de ce mois ci c'est le bruissement, le craquement des feuilles sous mes pas, je marche , je plonge dans les épais tapis des feuilles du tilleul, charme, érable et platane....
Mon activité principale c'est le ramassage des feuilles des arbres: cerisier, noisetier, noyer pour nourrir le sol du potager et des arbustes fruitiers. Je dispose des feuilles autour des carottes, des choux, des fèves, des salades et partout ou la terre est nue suite à la digestion totale du paillage estival. Enfin, en fonction de la quantité disponible des feuilles et autres brindilles et tiges.
Le temps est sec ce qui ne facilite pas le travail, le feuillage étant très léger. C'est un plaisir de toucher les feuilles, c'est facile du point du vue musculaire, même un enfant peut le faire, et c'est parfumé, j'adore cette odeur humique des feuilles en décomposition.
Et le silence s'installe. Enfin, on entendra plus le bruit des tondeuses.
jeudi 6 octobre 2016
Octobre - semis des feuilles pour le printemps
J'ai semé début octobre pour le printemps: des salades Appia, mâches vertes de Cambrai, épinards, pain de sucre, blettes vertes à couper, feuilles de chênes vertes et rouges, choux chinois et épinards chinois...
Bientôt, je vais planter des ails et des oignons (semis d'août - septembre).
Les fèves seront plantées dans les scaroles avec une protection anti-oiseaux, puisque les oiseaux en raffolent.
C'est le moment pour bouturer les vivaces...
L'automne est un deuxième printemps...
Bientôt, je vais planter des ails et des oignons (semis d'août - septembre).
Les fèves seront plantées dans les scaroles avec une protection anti-oiseaux, puisque les oiseaux en raffolent.
C'est le moment pour bouturer les vivaces...
L'automne est un deuxième printemps...
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