jeudi 5 mars 2020

Verger - débourrement

Le débourrement est en marche, les bourgeons des arbustes et des arbres perdent des protections hivernales (des écailles) et font apparaître des jeunes feuilles et fleurs . C'est le moment où les bourgeons sont très sensibles aux gelées. La résistance du bourgeon passe de -25°C à -2.5°C selon le microclimat. Le vent froid est le pire ennemie. Toute cette opération se passe sans la photosynthèse, en utilisant les réserves propres des branches. La photosynthèse n'a pas encore démarré (sans feuilles, pas de photosynthèse). 

Dans le verger, des groseilliers et des cassis sont en plein débourrement (feuilles), le pêcher portent des boutons floraux roses, encore fermés.  

Durant les semaines à venir, les minuscules feuilles et fleurs vont se déployer, grandir, les floraisons des pruniers, cerisiers, pêchers, poiriers et pommiers...

Je note que les pluies ne cessent d'inonder nos plaines et nos monts. Les berges de la Meuse débordent sur plusieurs tançons, les potagers sont souvent inondés. Les températures de jour ne dépasse pas 5 ou 6°C. Il ne gèle pas pour le moment, mais cela peut arriver vite.
Le début du mois de mars est frais et humide...

mercredi 4 mars 2020

Pourquoi j'ai des limaces dans mon jardin?

Automne et hiver chauds, énormément de pluie, peu de hérissons, pas de grenouilles, pas de canards...Les limaces et les escargots risquent d'être plus nombreux que d’habitude.
Si, en plus, le terrain n'est pas retourné ni aéré, mais  paillé..il y a un gros risque de se retrouver débordé par les limaces.

Les limaces sont essentielles et très utiles, certes.
Mais, elles mangent des jeunes plants des légumes.
Pourquoi?
Pourquoi dans mon jardin, puisque ce n'est pas le cas de tous les jardins.

Mes idées de bienveillance ont des limites. J'ai déjà ramassé des centaines de limaces dans le jardin, à l'époque j'ai paillé le terrain. Depuis, je ne paille plus au printemps (sauf pommes de terre).

Pourtant, mon père dont le jardin se situe près d'un ruisseau et d'un bocage, n'a jamais signalé des soucis de limaces. Il ramène des composts sur son potager, il arrose régulièrement....pas de limaces. La terre argileuse. Il utilise le compost, des crottes de lapin et de pigeons. Dans sa cabane j'ai vu aussi des engrais minéraux NPK...

Je réfléchis, je lis sur le net, je regarde les autres jardiniers. Le problème des limaces concernerait surtout les nouvelles méthodes de jardinage sans retournement de la terre  accompagnées de paillage au printemps.

Voici une des hypothèses concernant la prolifération des limaces:

  • sol compacté à la sorti de l'hiver (froid)- faible activité biologique dans le sol
  • sol compacté à cause des pluies d'hiver et/ou de l'ombre porté sur le terrain (humidité)
  • faible taux d'humus dans le sol - sol sablonneux et limons
  • faible taux d'argile dans le sol - sol sablonneux et limons
  • le sol n'est pas naturellement collant et ne retient pas d'éléments nécessaires nutritifs 
  • excès de matière organique fraîche non décomposée - à cause de l'hiver et l'humidité excessive à la sortie d'hiver ou après des pluies forts 
  • manque d'air dans le sol
  • trop d'eau dans le sol
  • faible capacité du sol de  digérer la matière organique fraîche
La limace et ses capacités:
  • une éponge à eau (régulation excès d'eau)
  • digestion des celluloses et de la lignine ( fonction des champignons) 
  • digestion des matières organiques fraîches (paillage...)
  • élimination des plantes malades , stressées, en manque de nutriments et d'oligo-éléments
  • producteur de mucus qui permet de coller des nutriments aux limons et sables ( remplace la fonction du complexe argilo-humique)
  • protection bactérienne et fongique grâce à son mucus antioxydant 
  • gère le calcium dans le sol
  • limite les levées des graines ( régulation de la densité végétale au printemps vers le 20 avril et automne après 20 août)
En faite, si le terrain crée beaucoup de limaces, c'est comme nous, quand on se mouche, le nez qui coule,on fait beaucoup de mucus lors des maladies d'infection. 
La limace dit que le terrain est mal en point, manque de minéraux, de vitamines, d'oligo-éléments essentiels, produit trop de déchets, un sol fatigué qui n'arrive pas bien digérer la matière organique fraîche (trop de nourriture).  La limace diminue la quantité de la matière fraîche, la quantité des toxines, diminue l'excès de l'eau, enrichit le sol en éléments essentiels pour que le sol puisse respirer et fonctionner à nouveau.   

Donc, si mon hypothèse est juste,
vu que mon sol est peu collant, limoneux, semble dépourvu de l'humus,  s'assèche vite lors des chaleurs, crée vite une croûte sèche après les pluies et qu'il est riche en limaces lors des périodes pluvieuses ;
je pense que l'élément limitant du potager c'est la faible rétention de l'eau et des minéraux et des oligo-éléments lié à l'absence de l'humus/argile ou d'une de ses composantes....

Ma proposition de préparation du terrain pour la saison 2020 
dans le jardin bio-intensif (voire aussi éléments du jardin):

-  ne pas pailler au printemps (ce qui est logique, dans la nature environnante, le paillage - les feuilles tombent courant automne et non courant printemps)

- réaliser  un décompactage à la fourche ou à la grelinette sans retourner le sol à la sortie de l'hiver

- apporter du compost bien mûr (6 mois à 1an) environ 5kg au m2 à la sortie de l'hiver avant les semis et plantation

- apporter peut-être de l'argile (?) - j'hésite, je ne fais rien cette année

- apporter des minéraux pendant la végétation, des oligo-éléments : sous forme des purins d'ortie, de poudre d'ortie ou de consoude ou du sel de mer ou des algues  - j'opte pour le sel de Guérande 5g/litre / m2/ an du terrain surtout sur les ails et oignons et des purins de consoude et d'orties

- attendre que le sol soit bien ressuyé au printemps avant de planter et semer

- semis dense, pratiquer un couvert de radis qui lève vite

Le résultat à venir à la fin de printemps 2020.



La politique du bocage

Un petit manifeste de Sylvain Tesson exprimé dans son petit livre dense en idées " Sur les chemins noirs" publié chez Gallimard en 2016.

"Oh ! Comme il eût été salvateur d’opposer une « théorie politique du bocage » aux convulsions du monde. On se serait inspiré du génie de la haie. Elle séparait sans emmurer, délimitait sans opacifier, protégeait sans repousser. L’air y passait, l’oiseau y nichait, le fruit y poussait. On pouvait la franchir mais elle arrêtait le glissement du terrain. A son ombre fleurissait la vie, dans ses entrelacs prospérait des mondes, derrière sa dentelle se déployait les parcelles…."

vendredi 28 février 2020

Pommes de terre

L'année dernière, nous avons acheté des sacs de pommes de terre pour hiver. L'étiquette disait qu'elles étaient traitées contre la germination. Or, les pommes de terre ont commencé à germer dès le mois de novembre. Le premier égermage. Mi-février, les germes recommencent à pousser.
Le produit anti-germinatif ne semble pas efficace...
Je vais essayer de planter quelques pommes de terre "traitées" mais germées ce printemps.
Je vais en prélever une partie pour les exposer à la lumière. Près d'une fenêtre.

En octobre 2019, j'ai planté des pommes de terre Roseval. je les ai recouvertes de compost pas mûr et de feuilles des noisetiers du jardin. Elles devraient sortir mi-avril, selon la météo.

Une partie des pommes de terre de la saison 2019 est restée en terre, je ne les ai pas sorties, à cause de la sécheresse et de la chaleur. La végétation était trop faible. Je vais voir si cela va repousser ce printemps.

Castor

Le castor modifie son environnement d'une manière visible pour l'homme. Et parfois ces actions rentrent en collision avec le désir des hommes. Sur la photo, un arbre fruitier abattu par le castor courant cet hiver 2019/2020. Le propriétaire du terrain va découvrir au printemps un verger fortement modifié par les castors, presque tous les fruitiers ont été abattu.

Les castors habitent les berges des cours d'eau et peuvent s'aventurer sur les terrains proches ( 50 à 100 mètres parfois) pour y trouver la nourriture et les matériaux de construction pour leurs huttes. 
Ils rongent souvent les saules sur les berges en créant ainsi les buissons recepés. Les arbustes rognés rejettent souvent de nouvelles pousses ( élagage).

L'homme  n'est pas seul à modifier son environnement.



Balade en forêt

les feuilles d'arum

le bourgeon du sureau rouge

les bourgeons feuilles - sureau rouge

le "pied" d'un arbre recouvert de mousse

un jardin "zen" en forêt - roche - mousse - arbre - ciel

la dentelle des rameaux

encore un coin "japonais"

le sentier reste encore nu et épuré

Balade à la lisière

débourrage du saule

une rosacée

une autre rosacée

chatons mâle du noisetier


fruits du lierre grimpant


le lichen (algue et champignon)

une taupinière - travaux de décompactage

les turricules des vers de terre des profondeurs - décompactage en cours

les feuilles des arums

je ne connais pas ce champignon

les premières feuilles des lampsanes - salade sauvage

je ne sais pas