mardi 16 juillet 2019

Balade florale à mi-juillet 2019

Une petite balade le long de la Meuse, entre deux Montcy, Montcy Saint Pierre qui est une île appartenant à Charleville-Mézières et Montcy Notre Dame qui est une commune voisine mais indépendante.
La matinée fraîche, limpide, un peu de rosée dans les herbes hautes.
Le paysage est encore vert, les prairies sont fauchées, les ballots de foin parsemés ici et là...
Les couleurs jaunes, blanches, roses, bleues...

le sentier ombragé...



la clématite odorante

arbre à papillon aux mille fleurs



un épi de l'herbe haute - graminée

armoises

armoise - ses futures fleurs

bleuet

panicaut champêtre ou le chardon champêtre  

la floraison du panicaut

les boutons floraux du panicaut

le bleuet est très mellifère


le bleuet avec son pollinisateur

la vipérine - très abondante dans les lieux très secs

l'ombelle de l'achillée millefeuille

le séneçon de Jacob

une légumineuse...

le paysage à ras de sol - la prairie d'en dessous

le massif des achillées millefeuilles qui aiment la sécheresse

le bouillon blanc, énorme, très attirant pour les bourdons et autres insectes

le bourdon arrive...

le bourdon est dans la fleur


le bouillon blanc - le molène

la salicaire - plante de bord de l'eau

la salicaire au bord de la Meuse

pas loin de la salicaire, la lysimaque jaune

la tanaisie

la tanaisie

le salsifis

la massif fleuri de l'origan sauvage


les carottes sauvages en pleine floraison

les nénuphars




la fleur d'un nénuphar

après les foins

les ballots de foin

la prairie humide - la Reine des prés

la Reine des prés

la Reine des prés - graines


la tache rouge dans le vert - le coquelicot dans l'herbe



dans la fleur du nénuphar, un insecte



les carottes sauvages 


la lysimaque entourée de liseron blanc

la floraison massive des origans



le liseron nourrit des insectes

salicaire violet - lysimaque jaune - liseron blanc - Reine des prés crème

salsifis

salsifis

lysimaque

massif des lysimaques

les achillées millefeuilles

la lysimaque jaune et l'achillée sternutatoire à sa gauche 

dimanche 14 juillet 2019

La sécheresse, toujours

Il n'a pas plu depuis fin juin.
Que la rosée...
A l'aube, des températures basses autour de 8 °C....
La sécheresse de surface est bien là.

Selon "infoclimat.fr", Charleville-Mézières n'a reçu que 4 litres de pluie au mètre carré depuis le début de juillet 2019.
Les prévisions d'aujourd'hui n'annoncent pas de pluie pour les prochains jours.

Il me reste encore 400 litres d'eau de récupération dans les cuves.
J'arrose avec parcimonie, à l'arrosoir.
Les haricots sans l'eau ne poussent pas bien, les tomates semblent résister, les premiers fruits sont formés. Les salades de printemps jamais arrosés arrivent à terme, commencent à monter. D'autres salades sont encore petites.

Hm, il y a quelques années, mon souci c'était trop de pluie en juin, juillet.
Le mildiou. Les deux dernières années, c'est la sécheresse, manque d'humidité dans le sol...

Un petit aperçu de quantité de pluie à Charleville-Mézières (en litres au mètre carré):
source infoclimat.fr

année   mai   juin   juillet   août

2019    50     52      4*          -        *au 14 juillet 2019
2018    97     48      13        121
2017    44     60      73        146
2015    46     36      34        146
2013    107   101    65        34
2011    11     153    63        56 



samedi 13 juillet 2019

Les arbres au potager? Absolument, mais...

Une question à la mode, en pleine expérimentation par les instituts de recherche agronomique, par les maraîchers professionnels, par les jardiniers amateurs... Le vocabulaire agricole s'est étoffé, de nouveaux mots ont apparu comme agroforesterie, verger-potager, permaculture, culture étagée, agroécologie, écoculture, culture ombragée...Chacun cherche à trouver un mot concept, un seul mot pour désigner la nouvelle manière de produire de la nourriture sans détruire ni les hommes ni les terres ni l'eau ni l'air...

Intégrer des arbres, de certains arbres, dans certaines zones, d'une certaine manière...semble être une des solutions.


Je dispose d'un jardin-verger composé de plusieurs zones et je vous présente mes expériences de culture associée arbre - légume:

Plusieurs zones arborés dans le jardin:
- A/ 3 gros pommiers dont les couronnes mesurent 6 mètres de diamètres chacune.
- B / un jeune verger composé de pruniers, mirabelliers, noisetiers, sureau, figues, demi-tiges et hautes tiges pour les pruniers et les formes libres pour les arbustes
- C / gros merisier abattu en 2018

expérience 2019 

A Zone gros pommiers (6 mètres - diamètre d'envergure de la couronne)

pommes de terre tardives sous la couronne du gros pommier
La terre reste sèche. Les pommes de terre profitent de l'ombre, mais manquent de l'eau. La récolte sera faible.

tomates à trois mètres de la limite de la couronne du pommier ( en pleine soleil donc)
A trois mètres de la limite de la couronne (et non du tronc, il faut regarder le contour de la couronne) du pommier le sol reste sec, son humidité semble aspirée, collectée par le pommier.
Les tomates plantés fin mai 2019 devant le pommier, en dehors de sa couronne, ne poussent pas. Alors que les tomates plantées plus loin par rapport à la couronne du pommier se portent mieux, portent des premiers fruits et fleurissent.

idées de solution: 
1/ créer une tranchée autour de la couronne du pommier pour sectionner les racines 
2/ tailler en été lors de la sécheresse  la couronne du pommier du côté du potager pour limiter par là les racines
3/ cultiver en saison décalée (sans créer des tranchés...) : 
- culture d'hiver et tôt au printemps afin que les légumes soient récoltées avant mi-juin exemple:
semis / plantation fin octobre ou fin mars (semis de rattrapage): ails, oignons, pois hâtifs, fèves, pommes de terre hâtives, salades d'hiver et ail des ours, rhubarbes, consoudes..., fraisiers sauvages ou à petits fruits.
- ne pas installer des légumes d'été comme tomates, courgettes ni haricots...

Personnellement, je penche pour la solution 3.

B Zone jeune verger des pruniers.. 
Les arbres espacés de 2 à 3 mètres, en  deux lignes espacées de 3 mètres environs.
Entre les deux lignes, les planches de culture, jamais arrosés. Les jeunes arbres hauts de 3 mètres, petites envergures de la couronne, assez claire, pas d'ombre dense.

Les arbres apportent en juillet/août de l'ombre légère, surtout dans l'après-midi vers 14h00 à 18h00 (la chaleur extrême), ils sont situés au sud-ouest par rapport aux légumes.

Salades/tomates entre les  pruniers
salades à couper, type feuille de chêne rouge, installés courant mai, très belle croissance, récoltes arrivent à terme.
Les pieds de tomates entre les salades, en phase de floraison. Jamais arrosés.

Tomates sauvages type groseilles rouges (tomates petit moineau?) entre les pruniers
Aucune souci. En phase de floraison, apparition des premiers fruits verts. Jamais arrosés.
Les pruniers créent de l'ombre claire, puisque situés à l'ouest des tomates.

C Zone merisier abattu en 2018 
Le gros merisier, alors en pleine croissance, haut de 4mètres, se situe à la ligne du terrain, sa couronne s'étale à 2 à mètres de la limite de mon potager.

L'année dernière, je cultive sur cette parcelle, à 2 à 3 mètres devant la couronne du merisier du voisin, des haricots et des salades... Les plantes situées de deux à trois mètres autour de la couronne du merisier ne poussaient pas malgré arrosage. Un peu plus loin de la couronne, à 4mètres, les plantes poussaient sans soucis. Hypothèse que j'ai faite l'année dernière, c'est que le merisier pompait l'eau de surface de mon jardin qui se trouve à moins de 3 mètres environ de la limite de la couronne de l'arbre. ....
Fin 2018, le voisin a fait couper et déraciner le merisier. J'attendais avec impatience l'impact sur le potager...
En 2019 donc, j'ai semé des pois tôt au printemps, aucun souci de croissance, et après les pois, en juin, j'ai semé des haricots nains qui poussent tous pareil, je n'observe plus aucune différence de croissance des plantes.
En effet, c'était bien la présence du gros merisier qui impactait la croissance des légumes.

Si le voisin aurait laissé l'arbre, il faudrait que j'applique une des méthodes mentionnées plus haut (au sujet des gros pommiers). Cultiver en hiver et tôt au printemps.